Encéphalite japonaise

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Mis à jour le

L’encéphalite japonaise est la principale cause d’encéphalite virale dans de nombreux pays d’Asie : on estime qu’il y a chaque année 68 000 cas symptomatiques parmi lesquels 15 000 à 20 000 décès.
L’encéphalite japonaise est une maladie due à un virus (arbovirus) de la même famille que celui de la dengue et de la fièvre jaune. Elle est transmise par la piqûre de certains moustiques. Il s’agit essentiellement d’une atteinte du cerveau.

Moustique

L’incubation dure une semaine environ. L’infection est très souvent inapparente, sans aucun symptôme. Lorsqu’il y a des signes, ils apparaissent brutalement sous forme de maux de ventre, de nausées ou vomissements, de fièvre, de douleurs dans les muscles, de raideur de la nuque, de difficultés à supporter la lumière, de tremblements et de troubles de la conscience plus ou moins importants.

Il n’existe aucun médicament antiviral efficace contre la maladie. Les traitements visent uniquement à soulager les symptômes du malade lorsqu’ils sont présents et à stabiliser son état. Les patients décèdent dans près de 25% des cas lorsque la maladie se complique d’encéphalite.

Chez les enfants et les personnes âgées, plus fragiles, seulement 30 à 50% des personnes atteintes guérissent. Elles peuvent garder des séquelles neurologiques ou psychiatriques définitives (environ 50% des enfants).

Le virus de l'encéphalite japonaise (EJ) est la principale cause d'encéphalite évitable par la vaccination en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental, les enfants étant particulièrement à risque de formes graves (létalité, séquelles). Du fait de plusieurs facteurs, notamment liés au changement climatique, une extension de l’aire d’endémicité de ce virus a été observée au cours des dernières années.

Source : Recommandations sanitaires aux voyageurs édition 2026

Les pays concernés par l’encéphalite japonaise en 2026 sont les suivants :

Australie (Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, Australie méridionale et Victoria),Bangladesh, Bhoutan, Brunei Darussalam, Cambodge, Chine, Corée du Sud, Corée du Nord, Inde, Indonésie, Japon, Laos, Malaisie, Myanmar, Népal, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Russie (Sibérie orientale), Singapour, Sri Lanka, Taïwan, Thaïlande, Timor Oriental, Vietnam. La maladie sévit essentiellement en zone rurale (rizières, élevage de porcs).

Le vaccin contre L'encéphalite japonaise

La vaccination contre le virus de l’encéphalite japonaise est recommandée chez les personnes partant en expatriation dans un pays situé dans la zone de circulation du virus ou chez des voyageurs devant séjourner dans cette même zone. La vaccination diminue le risque d’attraper la maladie et l’apparition de complications. En complément des mesures de protection personnelle anti-vectorielle, la vaccination avec Ixiaro®, seul vaccin disponible en France, est recommandée pour les personnes âgées de plus de 2 mois, dans certains cas. 

Recommandations pour les voyageurs

La maladie est rare chez les voyageurs. La vaccination contre l’encéphalite japonaise n’est donc pas recommandée systématiquement pour tous les voyages en Asie ou en Océanie. Elle est toutefois recommandée aux personnes âgées de 2 mois et plus en cas :

  • de séjour dans les zones rurales (notamment avec rizières ou élevages de porcs), en particulier durant les saisons humides et avec une importante activité en milieu extérieur (nuits passées à la belle étoile, camping, travail à l’extérieur, cyclisme, etc.) ;
  • d’expatriation dans un pays situé dans la zone de circulation du virus.

Schéma de vaccination

Le schéma vaccinal comporte deux doses espacées de 28 jours.

Enfants de 2 mois à 17 ans révolus :

  • 2 injections espacées de 28 jours (1/2 dose entre 2 mois et 3 ans).
  • Une dose de rappel 12 mois après la primovaccination ou 12 mois en cas d'exposition continue au risque infectieux.

Adultes de 18 à 65 ans :  

  • 2 injections espacées de 28 jours.
  • Une dose de rappel au moins 12 mos après la primovaccination en cas d'exposition continue au risque infectieux.
  • Une deuxième dose de rappel est à envisager dix ans plus tard en cas de nouvelle exposition au risque infectieux.

Adultes de plus de 65 ans : 

  • 2 injections espacées de 28 jours.
  • Ne pas attendre 12 mois après la primovaccination pour administrer la dose de rappel  en cas de nouvelle exposition ou d'exposition continue au risque infectieux, car le réponse immunitaire est plus faible à cet âge.

La vaccination doit être commencée au moins quatre semaines avant le début du voyage et elle doit être achevée au minimum une semaine avant l’exposition potentielle au virus de l’encéphalite japonaise.

En cas de départ imminent pour une zone à risque, il est possible, chez l’adulte (18-65 ans) uniquement, d’appliquer un « schéma accéléré » en 2 injections espacées d’une semaine.

Après vaccination, les anticorps protecteurs contre l’encéphalite japonaise sont produits dans 95% des cas. La protection contre l'encéphalite japonaise n'est pas assurée tant que la seconde dose n'a pas été administrée.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les études montrent des diminutions significatives du nombre de personnes atteintes d’encéphalite japonaise dans les pays de circulation du virus où les programmes de vaccination sont mis en œuvre.

Le vaccin contre l’encéphalite japonaise est un vaccin inactivé.

Attention : Une vaccination commencée avec Ixiaro® ne peut pas être poursuivie avec un vaccin différent. Si le schéma vaccinal complet ne peut pas être réalisé en France avant le départ, il convient de s’assurer de la disponibilité de ce vaccin dans le pays de destination.

Nom commercial*

Ixiaro®

Maladies
concernées

Encéphalite japonaise

Type de vaccin Monovalent
Pour qui ? Nourrissons à partir de 2 mois, enfants, adolescents et adultes
Remboursement** Non pris en charge par l’assurance maladie**
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Ixiaro®

Encéphalite japonaise

Monovalent Nourrissons à partir de 2 mois, enfants, adolescents et adultes Non pris en charge par l’assurance maladie**

*Cliquer sur le nom du vaccin pour obtenir plus d’informations.
**Certaines complémentaires santé (mutuelles) proposent des formules comprenant le remboursement des vaccins destinés aux voyageurs.

Il convient de se référer à la notice de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Le vaccin ne doit pas être utilisé en cas :

  • d’allergie à la substance active, ou à l’un des autres composants ou aux résidus à l’état de traces ;
  • de réaction allergique lors d’une injection précédente.

La vaccination doit être différée en cas de maladie aiguë avec fièvre.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Il convient de se référer à la notice de ce vaccin, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Effets indésirables communs à tous les vaccins injectables :

  • Réaction au site d’injection telle que douleur, rougeur, gonflement : très fréquent (>10 cas sur 100 vaccinés).
  • Des effets généraux comme de la fièvre, des douleurs musculaires ou articulaires : fréquent (1 à 10 cas sur 100 vaccinés).
  • Réaction allergique : très rare (1 cas sur 450 000 vaccinés).

Des réactions allergiques graves, bien que très rares, peuvent survenir après la vaccination. Si l’un des symptômes décrits ci-dessous apparaît, vous devez immédiatement contacter un médecin ou les urgences médicales :

  • Une éruption cutanée pouvant s’accompagner de démangeaisons ou de bulles ;
  • un gonflement des yeux et du visage ;
  • une difficulté à respirer ou à avaler ;
  • une soudaine de la pression artérielle et une perte de connaissance.

En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Cette vaccination est proposée dans les centres de vaccinations internationales. Dans ce cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.

La vaccination contre l’encéphalite japonaise peut également être prescrite et réalisée par un médecin de ville.

Le vaccin est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.

Cette vaccination n’est pas prise en charge par l’assurance maladie. Les complémentaires santé (mutuelles) peuvent éventuellement prendre en charge tout ou une partie des frais si le contrat souscrit le prévoit.

Le vaccin est le plus souvent administré par voie intramusculaire. Il peut être administré avec le vaccin contre la rage et celui contre l’hépatite A au cours d’une même consultation.

La vaccination  doit ensuite être reportée dans le carnet de vaccination, et le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ».

À savoir
Afin de savoir s’il existe des difficultés d'approvisionnement de vaccins, consultez la rubrique dédiée sur le site Internet de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Vaccination et don du sang

Le don du sang est autorisé après la vaccination contre l'encéphalite japonaise.