Covid-19

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En France, la vaccination contre la Covid-19 est recommandée pour tous à partir de 5 ans avec 2 doses. Un rappel vaccinal est ensuite recommandé pour toutes les personnes de 12 ans et plus. La vaccination est obligatoire pour les personnes travaillant dans les secteurs sanitaire, social et médico-social avec, depuis le 30 janvier 2022, un rappel exigé.


Les personnes de 60 ans et plus peuvent recevoir une seconde dose de rappel à partir de 3 ou 6 mois après le dernier rappel ou une infection à la Covid-19, en fonction de l’âge.

En France, environ 148 millions de doses de vaccins ont été administrées au total depuis le début de la campagne et actuellement aucun des effets indésirables ne remettent en cause le rapport bénéfice risque des vaccins utilisés.

Le variant Omicron est retrouvé dans près de 100% des cas en France. Avec le variant Omicron, les vaccins existants restent efficaces sur les formes graves à condition que la vaccination soit complète avec un rappel.

Le ministère de la santé a de nouveau souligné l’importance de la vaccination des femmes enceintes, qui, non-vaccinées, sont particulièrement à risque en cas de Covid-19, les risques concernant à la fois les femmes elles-mêmes et leurs nouveau-nés. De nouvelles études confirment que la vaccination des femmes enceintes est sûre et efficace pour les protéger, elles et leur bébé.
La Covid-19 est une maladie infectieuse causée par un coronavirus, le Sars-CoV-2. Elle touche principalement les poumons. La transmission se fait :
• Par contact étroit avec une personne malade (projection de secrétions par les postillons, la toux ou les éternuements).
• Par des gouttelettes fines qui contiennent le virus et peuvent rester en suspension dans l’air pendant plusieurs heures (aérosol)
• Par contact indirect avec les mains ou des objets contaminés (poignées de porte, couverts…).

Cette maladie est apparue en Chine fin 2019 et le virus a été découvert début janvier 2020. De nouvelles formes du virus appelées variants circulent.

Dans la très grande majorité des cas, la Covid-19 est une maladie peu dangereuse, souvent sans signes.  Mais elle peut être très grave, notamment chez les personnes de 65 ans et plus, les personnes obèses ou fragilisées par certaines maladies chroniques et les femmes enceintes.

Les signes les plus fréquents sont la fièvre, la toux et une grande fatigue. D’autres signes moins courants sont des douleurs musculaires ou articulaires, un mal de tête, un mal de gorge, des boutons, des nausées et des vomissements, des frissons ou des vertiges, une perte du goût et de l’odorat.

La maladie peut s’aggraver au bout de quelques jours, avec une gêne respiratoire croissante nécessitant la mise sous oxygène. D’autres complications peuvent apparaître, avec des conséquences sur le foie, le cœur et le cerveau.

Les signes peuvent durer pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois : on parle de Covid long, même chez des personnes ayant fait des formes peu sévères.  Un suivi spécialisé avec de la rééducation peut être nécessaire.

Si les enfants infectés par la Covid-19 développent généralement une maladie peu dangereuse ou n’ont pas de symptômes, la Haute Autorité de Santé a indiqué que des symptômes prolongés de la Covid-19 ont été décrits chez les adolescents et plus rarement chez les enfants avec une fréquence moins grande que chez l’adulte.

Les femmes enceintes sont plus à risque de contracter une forme sévère de la maladie, avec des risques plus élevé d’admission en soins intensifs, de décès, de césarienne et de complications, d’accouchement prématuré ou, de perte du fœtus. Les nouveau-nés ont un risque plus élevé d’admission en soins intensifs et de décès.

Le variant Omicron donne des formes moins sévères, avec une fréquence plus élevée de fatigue, mal de gorge, fièvre, toux et une fréquence plus faible de perte de goût ou d'odorat que ce qui avait été observé jusqu’alors. Le délai de survenue des symptômes semble plus court. La durée d’hospitalisation est plus courte, avec moins de passages en réanimation. Une étude anglaise a montré que la durée de la maladie et la période de contagion étaient également plus courtes avec le variant Omicron. 

Le traitement de la Covid-19 associe le repos, la prise de médicaments contre la fièvre et les douleurs, et la réhydratation. Pour les formes graves, de l’oxygène, des corticoïdes et parfois des anticorps peuvent être utilisés.  Des traitements sont proposés et réalisés à l’hôpital, soit à un stade de l’infection précoce (personnes à risque) ou avancé (formes graves), soit en cas de contact à risque, en particulier chez les immunodéprimés. Un traitement antiviral en comprimés, le Paxlovid® est disponible en ville depuis le 4 février 2022 pour des personnes à risque (>65 ans et plus avec facteurs de risque et immunodéprimés). Il peut être prescrit par les médecins traitants et doit être pris dès les premiers jours pour être efficace.

La Covid-19 est désormais reconnue comme une maladie professionnelle. Il est possible de faire une déclaration en ligne.

Cinq vaccins sont autorisés dans l’Union Européenne et en France :

  • le Comirnaty® du laboratoire Pfizer/BioNTech depuis le 21 décembre 2020,
  • le Spikevax® du laboratoire Moderna depuis le 6 janvier 2021,
  • le Vaxzevria® du laboratoire AstraZeneca depuis le 29 janvier 2021,
  • le Jcovden® (ex COVID-19 Vaccine Janssen® du laboratoire Janssen-Cilag international depuis  le 11 mars 2021.
  • le COVID-19 vaccine Nuvaxovid® du laboratoire Novavax depuis  le 20 décembre 2021. 

L’EMA commence l’examen de l’autorisation d’utilisation du vaccin Corninaty/Pfizer en dose de rappel pour les enfants de 5 à 11 ans.

Le mode de fonctionnement de ces vaccins autorisés est expliqué sur le site de l’ANSM.

La prévention repose sur l’application des mesures barrières, la vaccination à partir de 5 ans, et l’isolement rapide des cas et de leurs contacts. Les mesures barrières doivent être appliquées par toute la population y compris les personnes vaccinées.

La prise en charge financière des tests est possible dans certains cas :

Le vaccin contre La Covid-19

INDICATIONS

Les indications sont proposées comme pour tous les vaccins en France, par la Haute Autorité de Santé, et validées par le ministère chargé de la santé.

Vous pouvez trouver des informations sur la vaccination en langue des signes ici.

La Vaccination initiale (ou primo-vaccination)

Le grand public

Particularités pour les enfants de 5 à 11 ans

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans nécessite l'accord d’au moins un des deux parents (formulaire disponible ici) et la présence d’un parent ou d’un accompagnateur, muni du formulaire d’autorisation parentale. Ce formulaire devra être remis au personnel dans le lieu de vaccination, avec un questionnaire relatif aux antécédents disponible sur le lieu de vaccination. 

La vaccination comporte deux doses espacées de 21 jours. Afin de faciliter l’organisation pratique de la vaccination pédiatrique et notamment la prise de rendez-vous, le délai pourra varier de 18 à 24 jours entre la première et la deuxième dose.

Il est recommandé de réaliser un test rapide d’orientation diagnostique (TROD) sérologique avant la vaccination, afin de voir si l’enfant a déjà eu la Covid-19. S’il a eu la Covid-19, une seule dose sera alors nécessaire.

Particularités pour les adolescents de 12 à 17 ans 
  • Le jour de la vaccination l’adolescent peut venir accompagné de l’un de ses parents (ou titulaire de l’autorité parentale). Il s’agit d’une recommandation et non d’une obligation.
  • Il doit obligatoirement présenter une autorisation signée d’un seul parent s’il a moins de 16 ans : le formulaire d’autorisation parentale à la vaccination contre la Covid-19 est disponible en ligne.
  • Les adolescents de 16 ans et 17 ans peuvent décider seuls de se faire vacciner, sans autorisation parentale.
  •  Les professionnels de santé conservent l’autorisation parentale soit sous format papier soit en la mentionnant dans le dossier médical.
  • L’équipe de vaccination doit expliquer de manière détaillée aux adolescents les différents aspects de la vaccination, pour qu’ils puissent donner leur consentement. Ce recueil du consentement ne nécessite pas de formulaire ou d’engagement écrit : il doit être recueilli à l’oral, pendant l’entretien préparatoire à la vaccination, par le professionnel de santé.
  • L’adolescent doit être d’accord pour se faire vacciner.
  • La carte vitale d'un des parents ou une attestation de droit mentionnant le n° de sécurité sociale (appelé aussi NIR -Numéro d’Inscription au Répertoire) d'un des parents doit être présentée. Si l’adolescent de 16 ans ou plus souhaite se faire vacciner sans ou contre l’avis de ses parents ou si le NIR n’est pas connu, la vaccination est possible : la procédure de saisie dite « NIR d’urgence » doit alors être utilisée.
Particularités pour les personnes de 55 ans et plus

Les personnes ayant été vaccinées avec le vaccin de Janssen doivent recevoir une injection additionnelle dès 4 semaines après leur vaccination, avec un vaccin à ARNm (Pfizer ou Moderna) (voir tableau ci-dessus). 

En milieu professionnel

 Depuis le 15 septembre 2021, la vaccination est obligatoire pour les professionnels de santé ci-dessous :

En revanche, ne sont pas concernés par l’obligation vaccinale les professionnels des crèches, des établissements ou services de soutien à la parentalité ou d’établissements et des services de protection de l’enfance.

Les personnes justifiant d'une contre-indication à la vaccination seront exemptées de l'obligation vaccinale.

Depuis le 16 octobre 2021, tous les professionnels de santé éligibles doivent présenter le justificatif d’un schéma vaccinal complet au risque de sanctions

Cette obligation fait l’objet de consignes du ministère de la santé, détaillées sur son site.

Quel vaccin ?

Le vaccin à ARNm Corminaty® de Pfizer/BioNTech doit être utilisé chez toutes les personnes de moins de 30 ans. Les deux vaccins Spikevax® de Moderna  et Corminaty ®de Pfizer/BioNTech peuvent  être utilisés à partir de 30 ans. Le délai entre les 2 doses de vaccin est de 3 à 7 semaines.

Le vaccin Nuvaxovid® de Novavax était indiqué en primo-vaccination pour toutes les personnes de 18 ans et plus, qui en font explicitement la demande, qui présentent une contre-indication aux autres vaccins disponibles ou qui refusent la vaccination par un vaccin à ARN messager.

Dans le contexte d’assouplissement des mesures liées à la gestion de la sortie de la crise sanitaire, l’obligation vaccinale des professionnels reste en vigueur dans les mêmes conditions que précisées dans le DGS-Urgent du 16 février 2022 (seules les modalités de respect de l’obligation vaccinale ont été actualisées afin d’intégrer la réduction de la durée du certificat de rétablissement à 4 mois et l’équivalence infection – injection pour les professionnels qui ont contracté le Covid-19 plus de 3 mois après leur schéma vaccinal initial).

N'hésitez pas à en parler avec votre médecin.

RECOMMANDATIONS

Situations particulières

  • Les Français résidents à l’étranger

Le recours à un vaccin à ARNm est recommandé, en particulier dans le contexte de la circulation de variant Delta, pour tous les Français résidents à l’étranger.

Si seul le vaccin Janssen est disponible dans le pays, il est préférable de se faire vacciner plutôt que de ne pas le faire, même chez les personnes de moins de 55 ans.

  • Les personnes qui ont déjà fait la Covid-19

Il est recommandé de vacciner les personnes ayant déjà fait la Covid-19 ; ceci est valable aussi pour les enfants et adolescents.

La vaccination est faite avec une dose unique de vaccin à partir de deux mois après le début de la Covid-19.  Chez des personnes qui ne savent pas si elles ont eu la Covid-19, il est possible de réaliser une prise de sang ou un test rapide avec une goutte de sang avant la première injection de vaccin.  

Si l'infection survient après le début de la vaccination :

  -  dans les 15 jours après la 1ere dose, la seconde peut se faire à partir de 2 mois après l’infection (4 semaines en cas de vaccination par le vaccin de Jansen) ;

  -  au moins 15 jours après la 1ere dose, la seconde dose est inutile.

  • Les personnes présentant un Covid-19 long (des signes prolongés de la Covid-19)

Chez ces personnes, Il n’y a pas de contre-indication à la vaccination. Au contraire, la vaccination pourrait même aider à les guérir. Ces personnes peuvent se faire vacciner avec une dose deux mois après l’apparition des premiers signes.

  • Les femmes enceintes ou qui allaitent

La vaccination est recommandée dès le 1er trimestre de grossesse pour les femmes enceintes avec un vaccin à ARNm en centre de vaccination ou bien chez leur médecin ou sage-femme. Il n’y aucun risque connu de la vaccination à ce jour pour la mère et l’enfant à naître alors que l’infection Covid-19 de la mère est à l’origine de complications et de décès.

Une étude américaine montre qu’il y a près de deux fois plus de naissances d’enfants mort-nés chez les femmes qui ont la Covid-19 au moment de leur accouchement. Une étude française de 240 000 accouchements montre que les femmes enceintes atteintes de Covid-19 ont plus de facteurs de risque que les autres (âge, obésité, hypertension). Elles ont plus de risque de décéder, d’aller en réanimation, d’accoucher prématurément ou par césarienne, ou de présenter des saignements au moment de l’accouchement que les femmes enceintes non-infectées.

Plusieurs études ont ensuite confirmé la sécurité et l’efficacité de la vaccination chez les femmes enceintes, tant pour elles que pour leur bébé.

 La Direction générale de la santé a mis en ligne une brochure à destination des femmes enceintes. 

Il est nécessaire que les femmes enceintes bénéficient d’une vaccination complète (2 doses de primo-vaccination ainsi qu’un rappel), et ce quel que soit leur âge et le trimestre de leur grossesse, et ce d’autant plus lorsqu’il existe des comorbidités. La même nécessité s’applique aux femmes ayant un désir de grossesse.

Femmes qui allaitent  

A ce jour, aucune transmission du virus de la Covid-19 par le lait maternel et l’allaitement n’a été observée.

Pour les femmes vaccinées qui allaitent :

  • L’enfant allaité ne risque pas d’être infecté par le vaccin effectué à sa mère.
  • Par contre les anticorps issus de la vaccination peuvent être présents dans le lait maternel et contribuer à protéger l’enfant.

L’Organisation Mondiale de la santé et l’UNICEF recommandent de poursuivre l'allaitement maternel pendant l'infection et après la vaccination. Si la mère est infectée des précautions d’hygiène sont nécessaires (port du masque, hygiène des mains).

Les personnes sévèrement immunodéprimées, atteintes de certains cancers, les personnes ayant eu une transplantation d’organes et les personnes dialysées peuvent recevoir jusqu’à 4 doses de vaccin à ARNm pour leur vaccination initiale, car deux doses ne suffisent pas pour les protéger. Un traitement en prévention par anticorps monoclonaux peut aussi être utilisé si elles ne répondent pas au vaccin.

Le nombre de doses est réduit à 2 si la personne immunodéprimée a été infectée par la Covid-19 (voir ci-dessus).

Elles doivent recevoir une dose de rappel 3 mois après le schéma initial de vaccination. Un 2ème rappel est recommandé 3 mois après. Leur entourage de 12 ans et plus doit aussi avoir un rappel.

LE RAPPEL  

La dose de rappel : pour qui et où ?

Premier rappel

Au bout de quelques mois, on observe une diminution de l’efficacité du vaccin. C’est pourquoi une dose de rappel est recommandée pour toutes les personnes de 12 ans et plus, y compris les femmes enceintes. Elle est nécessaire pour avoir une efficacité suffisante face au variant Omicron. Ce rappel se fait trois mois après la vaccination ou l’infection chez les adultes de 18 ans et plus ; il faut attendre six mois pour faire le rappel chez les 12-17 ans.

Les infections par la Covid-19 sont prises en compte pour déterminer si une vaccination est complète, avec l’affirmation : une infection = une injection. Si une personne a contracté la Covid-19 après son schéma vaccinal initial, elle n’a pas besoin de faire de dose de rappel. Cependant, pour les personnes souhaitant sortir du territoire national, le rappel vaccinal doit être fait pour avoir un certificat de vaccination valide. Cette règle s’applique également pour l’ensemble des personnes éligibles au 2eme rappel : dès 3 mois après l’infection pour les personnes immunodéprimées, âgées de 80 ans et plus ou résidents en EHPAD et USLD et dès 6 mois après l’infection pour les personnes de 60 à 79 ans.

Pour les professionnels :

Depuis le 30 janvier 2022, le rappel est obligatoire pour certaines professions :

Deuxième rappel

Un 2ème rappel est proposé dès 3 mois après l’infection pour les personnes immunodéprimées, âgées de 80 ans et plus ou résidents en EHPAD et USLD et dès 6 mois après l’infection pour les personnes de 60 à 79 ans.

La règle décrite ci-dessus concernant les personnes ayant contactée la Covid-19 s’applique également  pour l’ensemble des personnes éligibles au 2eme rappel :.

La Cnam a mis en ligne un outil permettant de calculer la date de la dose de rappel.

Quel vaccin ?

La HAS recommande de privilégier les vaccins à ARNm en primo-vaccination et pour le rappel : ils sont très efficaces, la réponse immunitaire contre le virus est meilleure que celle des vaccins à adénovirus en rappel.

Les vaccins contre la Covid-19 vous protègent contre la maladie en réduisant le risque de l’attraper et surtout de faire une forme grave. La vaccination diminue également en partie la transmission du virus et permet donc de protéger votre entourage. C’est particulièrement important pour protéger les personnes les plus fragiles.

Plusieurs études ont confirmé la sécurité et l’efficacité de la vaccination chez les femmes enceintes ou qui allaitent, tant pour elles que pour leur bébé.

Les vaccins contre la Covid-19 sont très efficaces, même si aucun vaccin ne protège à 100%. Cette efficacité peut varier selon les personnes ou selon le variant (Omicron, Delta...).

Avec le variant Omicron, les vaccins existants restent efficaces sur les formes graves à condition que la vaccination soit complète avec un rappel.

Chez les vaccinés, même si la transmission diminue, elle reste possible ; il reste donc essentiel de continuer à appliquer toutes les mesures barrières, comme la distance physique, le port du masque, l’aération du lieu de vie (bureau, logement) et le lavage des mains.

Les études montrent une baisse de l’efficacité au cours du temps de tous les vaccins. C’est la raison pour laquelle un rappel est recommandé à toutes les personnes de 12 ans et plus.

La HAS a indiqué le 10 janvier 2022 que la vaccination est efficace à plus de 90 % pour réduire les formes graves de Covid-19 (hospitalisation et décès au cours d’une hospitalisation pour Covid-19).

Les études récentes montrent une baisse de l’efficacité progressive à partir du 3ème mois de tous les vaccins, vis à vis de l’infection et les formes symptomatiques, l’efficacité contre les formes graves restant à un niveau élevé, quel que soit le vaccin administré.

Cependant, l’administration d’une dose de rappel permet une réduction de 90% de la mortalité associée à la Covid-19 comparativement aux adultes n’ayant pas eu de rappel.

Avec le variant Omicron, le rappel est indispensable pour prévenir les formes graves.

Dans son analyse parue le 20 mai 2022, la DREES montre qu’au-delà de trois mois, la dose de rappel ne semble plus protéger contre les infections au Covid-19 chez les personnes de 40 ans ou plus, mais qu’elle reste efficace contre les formes sévères et graves : la protection s’érode après 3 mois, tout en restant importante (entre 53 % et 79 %).

Une étude américaine montre que chez les personnes ayant déjà été infectées, la vaccination par le vaccin Pfizer ou Moderna protégeait contre une hospitalisation associée au COVID-19. L'efficacité estimée du vaccin contre une réinfection entraînant une hospitalisation avec le variant Omicron était d'environ 35 % après la deuxième dose, et de 68 % après une dose de rappel.

Cinq vaccins contre la Covid-19 sont autorisés en France :

  • Le vaccin Pfizer/BioNtech sous le nom de Comirnaty® ;
  • Le vaccin Moderna sous le nom de Spikevax® ;
  • Le Nuvaxovid® du laboratoire Novavax.
  • Le vaccin AstraZeneca sous le nom de Vaxzevria® et le Jcovden® (ex COVID-19 Vaccine Janssen®) ne sont plus administrés au grand public en France pour le moment.

Les vaccins et leur injection sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie.

Nom commercial*

Covid-19 Vaccine Janssen®

Maladies
concernées

Covid-19

Type de vaccin Vaccin à vecteur viral vivant non réplicatif
Pour qui ? Personnes âgées de 18 ans et plus
Remboursement** Pris en charge à 100% par l'assurance maladie
Nom commercial*

Vaxzevria®

Maladies
concernées

Covid-19

Type de vaccin Vaccin à vecteur viral vivant non réplicatif
Pour qui ? Personnes âgées de 18 ans et plus
Remboursement** Pris en charge à 100% par l'assurance maladie
Nom commercial*

Spikevax®

Maladies
concernées

Covid-19

Type de vaccin Vaccin à ARNm
Pour qui ? Personnes âgées de 12 ans et plus
Remboursement** Pris en charge à 100% par l'assurance maladie
Nom commercial*

Comirnaty ®

Maladies
concernées

Covid-19

Type de vaccin Vaccin à ARNm
Pour qui ? Personnes âgées de 12 ans et plus
Remboursement** Pris en charge à 100% par l'assurance maladie
Nom commercial*

Comirnaty forme pédiatrique®

Maladies
concernées

Covid-19

Type de vaccin Vaccin à ARNm
Pour qui ? enfants âgés de 5 à 11 ans
Remboursement** Prise en charge à 100% par l'Assurance maladie
Nom commercial*

Novavax®

Maladies
concernées

Covid-19

Type de vaccin Vaccin à protéines recombinantes
Pour qui ? Personnes âgées de 18 ans et plus
Remboursement** Prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Covid-19 Vaccine Janssen®

Covid-19

Vaccin à vecteur viral vivant non réplicatif Personnes âgées de 18 ans et plus Pris en charge à 100% par l'assurance maladie

Vaxzevria®

Covid-19

Vaccin à vecteur viral vivant non réplicatif Personnes âgées de 18 ans et plus Pris en charge à 100% par l'assurance maladie

Spikevax®

Covid-19

Vaccin à ARNm Personnes âgées de 12 ans et plus Pris en charge à 100% par l'assurance maladie

Comirnaty ®

Covid-19

Vaccin à ARNm Personnes âgées de 12 ans et plus Pris en charge à 100% par l'assurance maladie

Comirnaty forme pédiatrique®

Covid-19

Vaccin à ARNm enfants âgés de 5 à 11 ans Prise en charge à 100% par l'Assurance maladie

Novavax®

Covid-19

Vaccin à protéines recombinantes Personnes âgées de 18 ans et plus Prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie

Transport pris en charge vers un centre de vaccination pour les personnes dépendantes

  • Les personnes éligibles à la vaccination, quel que soit leur âge, qui sont dans l’incapacité de se déplacer seules peuvent bénéficier d’une prise en charge de leur transport vers un centre de vaccination. Pour être pris en charge, le transport doit être prescrit lors d'une consultation. ll est remboursable pour un trajet aller et retour vers le centre de vaccination le plus proche sur présentation de la prescription au transporteur.
  • Dans ce cadre, les transports sont pris en charge à 100 % et en tiers payant.
  • Les transports concernés sont : ambulance, véhicule sanitaire léger (VSL) et taxi.

Personnes non assurées sociales

Les personnes qui ne sont pas assurées sociales et n’ont donc pas de NIR (Numéro d’Inscription au Répertoire) ont tout à fait accès à la vaccination. Une personne sans NIR peut être enregistrée avec un numéro d’urgence. Il existe une procédure simple sur vaccin Covid pour créer ce numéro.  Il est important que la personne conserve ce numéro et reçoive la synthèse qui comporte ce numéro afin que son dossier puisse être retrouvé en l’absence de NIR notamment pour la seconde injection. En aucun cas, l’absence d’assurance sociale et de NIR ne doit empêcher la vaccination.

Les contre-indications (hors vaccin Nuvaxovid® de Novavax, voir plus bas), qui figurent dans la notice de chaque vaccin contre la Covid-19 sont :

  • Antécédent d'allergie documentée (avis allergologue) à un des composants du vaccin en particulier polyéthylène-glycols et par risque d'allergie croisée aux polysorbates ;
  • Réaction anaphylactique au moins de grade 2 (atteinte au moins de 2 organes) à une première injection d'un vaccin contre le Covid-19 posée après expertise allergologique ;
  • Personnes ayant déjà présenté des épisodes de syndrome de fuite capillaire (contre-indication commune au vaccin Vaxzevria et au Jcovden® (ex COVID-19 Vaccine Janssen®)).
  • Personnes qui ont présenté un syndrome thrombotique et thrombocytopénique (STT) suite à la vaccination par Vaxzevria.
  • Syndrome inflammatoire multi systémique pédiatrique (PIMS) post-covid-19. La vaccination est aussi contre-indiquée pour les adolescents ayant développé un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) à la suite d’une Covid-19.
  • Effets secondaires graves après une première dose de vaccin.
  • Myocardites ou myo-péricardites associées à une infection par SARS-CoV-2
  • Recommandation établie par un Centre de Référence Maladies Rares (CRMR) ou un Centre de Compétence Maladies Rares (CCMR) après concertation médicale pluridisciplinaire (avis collégial) de ne pas initier la vaccination contre la Covid-19.

Pour le vaccin Nuvaxovid® de Novavax, la seule contre-indication est l’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.

Ces contre-indications nécessitent un certificat médical spécial.

Certaines contre-indications médicales sont temporaires : 

  • Traitement par anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2.
  • Myocardites ou péricardites d’étiologie non liée à une infection par SARS-CoV-2 survenues antérieurement à la vaccination et toujours évolutives.

La Fédération française d’allergologie a proposé une conduite à tenir pour les patients, reprise par la HAS le 6 janvier 2022. 

Tableau :  Puis-je me faire vacciner ?

 

Les vaccins contre la Covid-19 sont très sûrs. Cependant, comme pour tous les médicaments, des effets secondaires peuvent survenir après avoir reçu un vaccin. Actuellement, aucun de ces effets ne remet en cause le bénéfice de la vaccination.

Il est courant de ressentir quelques effets indésirables d'intensité légère à modérée après avoir reçu un vaccin. Ce sont des signes indiquant que notre organisme est en train de créer une protection.

Les effets indésirables les plus fréquents communs à tous les vaccins sont :

  • Douleur, réaction cutanée, gonflement au point d’injection
  • Maux de tête
  • Fatigue, fièvre et frissons
  • Douleurs articulaires ou musculaires
  • Troubles digestifs
  • Apparition de ganglions
  • Réactions allergiques (urticaire, gonflement du visage)

Des effets secondaires plus graves ou plus durables sont possibles, mais ils sont extrêmement rares (<1 cas pour 100 000 injections) :

  • Vaccin à ARNm (Comirnaty® de Pfizer ou  Spikevax® de Moderna) : hypertension artérielle, rares cas de myocardites et de péricardites.

Après l’injection d’un de ces vaccins contre la Covid-19, en cas de difficultés respiratoires, de douleurs dans la poitrine, de palpitations, de gonflement des jambes, de douleur persistante au niveau du ventre, de mal de tête sévère ou de vision trouble, de l’apparition de petits points rouges au niveau de l’injection, de prise de poids brutale, les personnes devront consulter leur médecin.

Une étude menée en France du 12 mai 2021 au 31 octobre 2021 confirme l’amplitude d’un risque accru de myocardite et de péricardite dans la semaine suivant la vaccination contre le Covid-19 par les vaccins à ARNm, en particulier la deuxième dose du vaccin mRNA-1273, chez les hommes et les femmes âgés de 12 à 50 ans. Les cas de myocardite et de péricardite suivant la vaccination n’apparaissent pas plus graves que ceux survenant en dehors de la vaccination.

Une étude américaine récente a montré que le risque de complications cardiaques était 7 à 8 fois plus élevé après une infection par la Covid-19 qu'après une vaccination Covid-19 chez les hommes de 18 à 29 ans.

Suivi chez les adultes

En France au 10 mars 2022 plus de 109 millions d’injections ont été réalisées chez les adultes. 

Signaux confirmés : hypertension artérielle, myocardite, péricardite ;

Devant tout symptôme évocateur d’une hypertension artérielle (malaise, céphalées, vertiges…), un contrôle de la pression artérielle devra être envisagé pour une prise en charge médicale la plus précoce possible, si elle s’avère nécessaire.

Le comité de pharmacovigilance a indiqué que les données disponibles ne permettaient pas d'établir un lien entre de très rares cas d'hépatite auto-immune et la vaccination par les vaccins Pfizer et Moderna. Cet effet reste néanmoins sous surveillance.

Suivi chez les femmes

Des troubles des règles ont été décrits (retard de règles, règles plus abondantes et saignements vaginaux). Il est également possible que des saignements surviennent entre deux cycles (métrorragie).

L’Agence européenne du médicament a actualisé toutes les données européennes internationales ; elle a indiqué le 17 février 2022 qu’il n’y avait pas de lien prouvé entre les troubles des règles et la vaccination, ces troubles étant déjà très souvent retrouvés chez les femmes en dehors de la vaccination contre la Covid-19. 

Suivi chez les femmes enceintes et allaitantes

L’EMA a publié le 18 janvier 2022 une synthèse de plusieurs études totalisant 65 000 femmes enceintes à différents stades de leur grossesse. Il n’y a pas d’augmentation des risques de complications de la grossesse, de fausses couches, de naissances prématurées, ou de problèmes fœtaux après la vaccination avec un vaccin à ARNm. La vaccination est aussi efficace pour prévenir le risque d’hospitalisation ou de décès chez les femmes enceintes que chez celles qui ne le sont pas. Les effets secondaires sont les mêmes que ceux retrouvés dans la population générale. Compte tenu du fait que la grossesse accroit le risque de faire une Covid-19 sévère, surtout au 2ème et au 3ème trimestre, il faut encourager les femmes enceintes ou celles qui prévoient de l’être à se faire vacciner.

La dernière synthèse de l’ANSM en date du 19 février 2022 confirme l’absence de signal chez les femmes enceintes et allaitantes avec l’ensemble des vaccins contre la Covid-19 disponibles en France.

Suivi chez les adolescents de 12 à 17 ans 

Au 07 avril 2022, plus de 10,1 millions de doses ont été administrées. Au total, 2 996 cas dont 801 cas graves ont été rapportés après la vaccination. Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les sujets les plus jeunes. Au vu des données analysées, la tolérance du vaccin Comirnaty® chez les jeunes de 12 à 17 ans est comparable à celle des adultes.

Suivi chez les enfants de 5 à 11 ans 

Le 31 décembre 2021, les autorités américaines ont  publié les résultats de l’examen d’effets indésirables liés à la vaccination contre la Covid-19 par le vaccin Comirnaty® de Pfizer, chez les enfants âgés entre 5 et 11 ans. Sur près de 9 millions de doses de vaccins, moins de 5000 effets secondaires ont été rapportés, dont plus de 97% sans gravité (réactions au point d’injection, fièvre et maux de tête). La tolérance est donc très bonne.

L’ANSM indique au 31 mars 2022, que plus de 489 000 doses ont été administrées. Au total, 95 cas d’effets indésirables ont été rapportés après la vaccination, dont 12 graves (11 rétablis ou en cours de rétablissement et 1 non rétabli au moment de la déclaration). Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les enfants.

Suivi spécifique des schémas vaccinaux faits avec des vaccins différents

On parle de schéma hétérologue quand la personne a reçu au moins avec au moins 2 vaccins différents. A l’heure actuelle, l’ANSM n’a pas identifié de problème particulier.

Suivi après un rappel vaccinal

La campagne de rappel vaccinal a débuté le 1er septembre 2021 chez les personnes de 65 ans et plus et celles à risque de formes graves de Covid-19. Le 27 novembre 2021, le rappel vaccinal a été ouvert à tous les adultes et depuis janvier 2022, à tous les adolescents de 12-17 ans. Celui-ci doit se faire avec un vaccin à ARNm : vaccin Pfizer ou Moderna pour les personnes de 30 ans et plus, vaccin Pfizer pour les personnes de moins de 30 ans.

 Au 07 avril, plus de 28,3 millions de doses de rappel ont été administrées depuis le début des rappels vaccinaux. Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les personnes ayant eu une dose de rappel. Le profil des effets indésirables rapportés est similaire à celui rapporté dans une population en début de la campagne de vaccination.

A partir de la commercialisation de chaque vaccin, les agences sanitaires européennes et américaines suivent ces effets secondaires

En France, c’est l’agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) qui suit chaque semaine la survenue d’effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du ministère de la Santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes.

En cas de doute sur l’existence d’un effet secondaire grave ou inattendu, l’ANSM met également en place des études dans le but de confirmer ou informer la relation entre la vaccination et cet évènement. Elle a mis en ligne une affiche, un guide et des fiches d’information destinées aux personnes vaccinées :

Une étude menée en France du 12 mai 2021 au 31 octobre 2021 confirme l’amplitude d’un risque accru de myocardite et de péricardite dans la semaine suivant la vaccination contre le Covid-19 par les vaccins à ARNm, en particulier la deuxième dose du vaccin mRNA-1273, chez les hommes et les femmes âgés de 12 à 50 ans. Les cas de myocardite et de péricardite suivant la vaccination n’apparaissent pas plus graves que ceux survenant en dehors de la vaccination.

Une étude américaine récente a montré que le risque de complications cardiaques était 7 à 8 fois plus élevé après une infection par la Covid-19 qu'après une vaccination Covid-19 chez les hommes de 18 à 29 ans.

Prescription

Chez les enfants de 5 à 11 ans 

La vaccination peut être réalisée en cabinet de ville par les professionnels de santé libéraux (médecins, pharmaciens, infirmier(e)s ou sages-femmes, dentistes (sur prescription médicale) qui souhaitent vacciner leur patientèle pédiatrique éligible, y compris à domicile. Elle sera également possible dans certains centres de PMI ou les centres de vaccination avec ligne pédiatrique.

Son administration est précédée d’un questionnaire.

Afin de faciliter l’organisation pratique de la vaccination pédiatrique et notamment la prise de rendez-vous, le délai pourra varier de 18 à 24 jours entre la première et la deuxième dose.

Chez les personnes de 12 ans et plus

Le vaccin contre la Covid-19 peut être prescrit et administré par un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un infirmier. Son administration est précédée d’un questionnaire.

D'autres professionnels peuvent administrer les vaccins contre la Covid-19 : les chirurgiens-dentistes, les techniciens de laboratoire et les manipulateurs radio, les pompiers et les marins pompiers, les vétérinaires et les étudiants de différentes professions de santé. Toutes ces personnes doivent avoir reçues une formation spécifique.

Les médecins mis à part, la prescription et/ou l’administration du vaccin ne sont pas possibles pour tous les professionnels listés quand elles concernent la vaccination des femmes enceintes, des personnes ayant des antécédents de réaction anaphylactique ou des personnes présentant des troubles de la coagulation.

La vaccination contre la Covid-19 est réalisée dans les Ehpad, les établissements de santé et dans les centres de vaccination public sur rendez-vous et en ville. Pour connaitre le centre le plus proche de votre domicile ou les professionnels qui vaccinent :

  • Consultez sante.fr ou
  • Appelez le 0800 009 110 (ouvert tous les jours de 6h à 22h).

Pour connaitre l’adresse du centre de vaccination ou du professionnel libéral le plus proche du domicile et prendre rendez-vous en ligne,  consultez https://www.sante.fr/cf/centres-vaccination-covid.html ou appelez le 0800 009 110 (ouvert tous les jours de 6h à 22h).

Des sites indépendants existent en France pour aider les personnes désireuses d'être vaccinées contre le Covid-19 à trouver un rendez-vous pour se faire vacciner ( ex : Covidliste et ViteMaDose).

Le ministère de la santé a mis en place fin octobre 2021 un numéro vert pour organiser la vaccination à domicile des personnes de plus de 80 ans : 0800 730 957. La personne ou celles qui l’aident à domicile peuvent téléphoner. L’interlocuteur se chargera d’organiser la vaccination au domicile de la personne, avec son accord (jour et heure du rendez-vous, lieux, etc.), et en contactant un professionnel de santé habilité à vacciner.

Les personnes de 65 ans et plus et les non vaccinés peuvent se faire vacciner sans rendez-vous en centre de vaccination

La Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL) a autorisé la CNAM à fournir aux médecins traitants la liste de leurs patients non vaccinés pour qu’ils puissent les contacter.

Autorisation d’absence pour vaccination 

L’employeur doit favoriser la vaccination des salariés en autorisant leur absence y compris sur leur temps de travail.

  • Vaccination au service de santé au travail

Si le salarié choisit de passer par son servie de santé au travail, il est autorisé à s'absenter sur ses heures de travail. Aucun arrêt de travail n'est nécessaire et l'employeur ne peut en aucun cas s'opposer à son absence. Le salarié informe cependant son employeur de son absence pour visite médicale sans avoir à en préciser le motif.

Les salariés en situation d'affection de longue durée exonérante (cancer, insuffisance cardiaque grave, polyarthrite, sclérose en plaques, diabète de type 1 et 2...) bénéficient tous d'une autorisation d'absence. L'employeur ne peut s'y opposer.

  • Dans tous les autres cas

Dans tous les autres cas (pour se rendre dans un centre de vaccination, chez un médecin...), il est attendu des employeurs qu'ils autorisent leurs salariés à s'absenter pendant les heures de travail, pour leur faciliter l'accès à la vaccination. Le salarié se rapproche de son employeur afin de déterminer la meilleure manière d'organiser cette absence.

Les salariés et agents publics bénéficient d'une autorisation d'absence pour se rendre aux rendez-vous médicaux liés aux vaccinations contre le Covid-19 (y compris pour accompagner un enfant mineur).

Administration

Primovaccination 

Le vaccin est administré par voie intramusculaire.

-       Enfants de 5 à 11 ans : la vaccination comprend 2 doses de 10 µg du vaccin pédiatrique Comirnaty® de Pfizer à 3 semaines d’intervalle.

-       Personnes de 12 ans à 29 ans : la vaccination comprend deux doses de 30 µg entre 3 et 7 semaines d’intervalle pour le Comirnaty® de Pfizer.

-       Personnes de 30 ans et plus : la vaccination comprend deux doses entre 3 et 7 semaines d’intervalle pour le Comirnaty® de Pfizer (30 µg/dose) et le Spikevax® de Moderna (100 µg/dose).

Le vaccin Nuvaxovid® de Novavax est indiqué en France en primo-vaccination pour toutes les personnes de 18 ans et plus qui en font explicitement la demande, qui présentent une contre-indication aux autres vaccins disponibles ou qui refusent la vaccination par un vaccin à ARN messager. La vaccination comprend 2 doses de 0,5 ml chacune. Il est recommandé d’administrer la deuxième dose 3 semaines après la première, avec une tolérance de 18 à 28 jours pour effectuer la deuxième injection.

Pour toutes les personnes ayant déjà fait une infection prouvée à la Covid-19 avant vaccination, y compris les enfants et adolescents, une dose de vaccin doit être administrée. Les personnes doivent présenter les résultats d’un test PCR, ou d’un test antigénique ou d’un test sérologique positif de plus de 2 mois, ou d’un TROD positif qui peut être fait juste avant l'injection. L’injection d’une deuxième dose est cependant possible, lorsqu’elle est exigée pour se rendre dans certains pays étrangers.

Rappel 

-  Personnes ayant complété la primovaccination avec Comirnaty® ou Spikevax® ou Vaxzevria® (le plus souvent deux doses de vaccin ) 

 La dose de rappel peut être réalisée à partir de trois mois après leur dernière injection pour les adultes de 18 ans et plus et à partir de six mois pour les 12-17 ans: 

- pour les personnes de moins de 30 ans, avec le vaccin à ARNm Comirnaty® de Pfizer.

- pour les personnes de 30 ans et plus, le rappel s’effectue avec une pleine dose pour le vaccin de Pfizer, et avec une demi-dose pour celui de Moderna. 

Personnes ayant reçu une dose de Jcovden® (ex COVID-19 Vaccine Janssen®) 

Les personnes ayant reçu une dose de vaccin Jansen suivi, 4 semaines après, d’une dose de vaccin à ARNm Comirnaty® ou Spikevax® auront ensuite un rappel à partir de 3 mois après 

Personnes ayant fait la Covid-19 et reçu une seule dose de vaccin 

Une dose de rappel doit être administrée 3 mois après la dernière dose de vaccin ou après l’infection.

Administration simultanée de vaccins contre la Covid-19 et d’autres vaccins

Le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) considère que les vaccins contre la Covid-19 peuvent être administrés simultanément avec d’autres vaccins.

Sont notamment concernés les adolescents (qui doivent recevoir des rappels de vaccination ou une vaccination contre le HPV) et les jeunes professionnels de santé en recrutement (pour lesquels plusieurs vaccins sont obligatoires selon le Code de la Santé Publique).

Pour les enfants, le COSV a indiqué qu’aucun élément ne suggère de risque particulier à injecter le même jour le vaccin anti Covid-19 et l’un de ces vaccins :

  •   Rappels contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche des enfants âgés de 6 à 11 ans
  •   Vaccin anti HPV pour les enfants de 11 ans à 14 ans.

 

Personnes déjà vaccinées à l’étranger

Les Français résidents à l’étranger et des personnes étrangères résidentes en France peuvent avoir été vaccinées avec des vaccins non autorisés en France. Pour obtenir le passe sanitaire, elles doivent recevoir, selon le vaccin initialement utilisé, 1 ou 2 doses de vaccin à ARNm  sauf si elles ont reçu un schéma complet avec le vaccin Covishield®, R-Covi ou Fiocruz, équivalent du vaccin Vaxzevria® produit par AstraZeneca (voir infographie ci-dessous).

Les pharmaciens d’officine  peuvent depuis le 26 octobre 2021, contrôler le certificat de vaccination d'une personne vaccinée dans un pays d’Europe non membre de l'Union européenne. Lorsque le résultat du contrôle des pièces le permet, ils peuvent  convertir ces certificats de vaccination au format « Certificat COVID numérique de l'UE » dans le cadre du passe sanitaire, en se connectant sur un portail dédié. Le ministère de la santé a édité un guide spécifique

Les pharmacies proposant ce service sont répertoriées sur : https://www.sante.fr/obtenir-un-passe-sanitaire-en-cas-de-vaccination-letranger

Pour les professionnels de santé, la plateforme PassPlusCovid est désormais disponible pour combiner des certificats sanitaires au format «certificat COVID numérique de l’UE» pour en générer un nouveau au même format, pouvant être requis dans le cadre des lieux soumis au pass sanitaire ou pour voyager. Pour accéder à ce dispositif, les professionnels doivent se connecter sur https://passpluscovid.sante.gouv.fr. Toutes les modalités de combinaison de certificats sanitaires sont détaillées directement sur le portail. Un support téléphonique d’aide à la mise en place pour les professionnels, est disponible tous les jours de 9h à 20h au 0 800 08 02 27.

Parlez-en avec votre médecin. Retrouver les recommandations détaillées.

Attestation de vaccination

  • Toute personne vaccinée contre la Covid-19 peut demander au professionnel de santé une attestation de vaccination dite « certifiée » au format papier. Cette attestation de vaccination contre la Covid-19 est disponible sur VaccinCovid. L’attestation de vaccination contient en clair les seules données suivantes : identification de la personne vaccinée, nom du vaccin pour la dernière injection, date de la dernière injection et statut vaccinal. Elle comporte aussi 2 cachets électroniques visibles :
    • le Data matrix, une sorte de QR code employée par l’administration française pour certifier ses documents ;
    • le QR code qui permet, en le flashant, d’enregistrer l’attestation dans la fonctionnalité Carnet de l’application mobile TousAntiCovid
  • Les personnes vaccinées peuvent aussi récupérer cette attestation de manière autonome et sécurisée à partir du téléservice : https://attestation-vaccin.ameli.fr/. Un message est envoyé à tous les détenteurs d’un compte ameli.

Passe sanitaire

Le passe vaccinal a été suspendu le 14 mars 2022 mais le passe sanitaire continue.

Il consiste à présenter :

  1. Soit un test de négatif de moins de 24h
  2. Soit un certificat de vaccination : schéma de primovaccination complet et rappel au plus tard quatre mois après injection ou infection (sauf pour les moins de 18 ans où le rappel n’est pas exigé).
  3. Soit un certificat de rétablissement (de plus de 11 jours et moins de quatre mois)
  4. Soit un certificat de contre-indication à la vaccination.
Attention à la confidentialité de ces données !
Les données du passe  sanitaire sont des données de santé personnelles. La diffusion d’une photo du passe sanitaire ou de l’image du QR code sur les réseaux sociaux peut être la source d’une utilisation frauduleuse de ces données de santé.Passe sanitaire européen
  • Depuis le 25 juin, il est possible de télécharger un certificat de vaccination en version bilingue (français-anglais) conforme au « certificat sanitaire européen », sur le téléservice de l'Assurance maladie : https://attestation-vaccin.ameli.fr/attestation.
  • Il est possible de l’intégrer dans l’application TousAntiCovid, et aussi de l’imprimer.
  • Cette attestation de vaccination certifiée est un document à caractère administratif. Intitulée « Certificat Covid numérique UE », il comporte un QR code et la partie, certificat de vaccination, comporte les informations liées à la vaccination effectuée : vaccin administré, nombre de doses, date et pays de la vaccination.
  •  Ce « certificat Covid numérique UE » fait partie des preuves autorisées pour voyager depuis le 1er juillet 2021 dans tous les États membres de l'Union européenne et au sein des pays membres de l'espace Schengen.
  • Depuis le 1er février 2022, sans la dose de rappel, le certificat vaccinal européen n’est valable que 9 mois (270 jours) après une primo-vaccination complète. Au plus tard 9 mois (270 jours) après, la dose de rappel sera exigée pour un certificat valide permettant de se déplace dans l’UE.
  • La durée du certificat vaccinal après une dose de rappel n'est en revanche pas déterminée à ce stade par l'UE.
  • Mais les conditions peuvent varier suivant les pays. Les conditions exigibles dans chaque pays sont consultables sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ou sur le site des consulats des pays concernés.
  • En cas de difficultés sur l’application TousAntiCovid : Un dispositif d’assistance téléphonique gratuit est mis à la disposition des utilisateurs 7 jours sur 7, de 9 h à 20 h au 0 800 08 71 48. Un guide pour récupérer et stocker son attestation de vaccination est également disponible dans la foire aux questions de l’application TousAntiCovid.
À noter : pour les personnes qui ne maîtrisent pas les outils numériques ou qui n’y ont pas accès, l’Assurance Maladie pourra adresser par courrier leur attestation de vaccination certifiée.

Pour les professionnels de santé, la plateforme PassPlusCovid est désormais disponible pour combiner des certificats sanitaires au format «certificat COVID numérique de l’UE» pour en générer un nouveau au même format, pouvant être requis dans le cadre des lieux soumis au pass sanitaire ou pour voyager. Pour accéder à ce dispositif, les professionnels doivent se connecter sur https://passpluscovid.sante.gouv.fr. Toutes les modalités de combinaison de certificats sanitaires sont détaillées directement sur le portail. Un support téléphonique d’aide à la mise en place pour les professionnels, est disponible tous les jours de 9h à 20h au 0 800 08 02 27.

Passe sanitaire pour les Français résidents à l’étranger 

  • Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a mis en place un dispositif permettant aux Français de l’étranger vaccinés avec l’un des vaccins reconnus par l’agence européenne des médicaments (EMA) ou leurs équivalents d’obtenir un passe sanitaire valable sur le territoire français et dans l’espace européen (voir aussi chapitre administration des vaccins).
  • Pour recevoir un QR code, il suffit d’envoyer par courrier électronique, une preuve de vaccination, avec une pièce d’identité et une preuve de résidence à l’étranger.
  • La procédure, qui varie en fonction du pays d’origine, est décrite sur le site du ministère de l’Europe et des affaires étrangères.

Vaccination et don du sang

Le passe sanitaire n'est pas nécessaire pour donner son sang.

Le don du sang est autorisé après la vaccination contre la Covid-19 :

  • Toute personne ayant été vaccinée contre la Covid-19 sur le territoire national peut effectuer un don du sang, sans aucun délai d'ajournement
  • Pour les personnes vaccinées à l’étranger, un délai de 28 jours doit être respecté avant de se présenter dans un centre de collecte.

Pour les personnes testées positives à la covid-19, présentant des symptômes ou asymptomatiques :

  • Pour les personnes ayant un schéma vaccinal complet (rappel réalisé conformément aux exigences du passe sanitaire) :
    • Il faut attendre 7 jours après le début des symptômes pour donner son sang, ou après la date du test positif pour les personnes asymptomatiques. Ce délai peut se réduire à 5 jours à l’issue d’un test antigénique ou PCR négatif et en l’absence de signes d’infection dans les dernières 48H.
  • Pour les personnes non vaccinées ou avec un schéma vaccinal incomplet :
    • Il faut attendre 10 jours après le début des symptômes pour donner son sang, ou après la date du test positif pour les personnes asymptomatiques. Ce délai peut se réduire à 7 jours à l’issue d’un test antigénique ou PCR négatif et en l’absence de signes d’infection dans les dernières 48H.

Pour les personnes contact à risque 

  • Pour les personnes contact ayant un schéma vaccinal complet (rappel réalisé conformément aux exigences du passe sanitaire) : elles peuvent donner leur sang sans délai ;
  • Pour les personnes contact non vaccinées ou ayant un schéma vaccinal incomplet : elles doivent attendre 7 jours après le dernier contact pour donner leur sang.