COVID-19

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En France, plus de 378 000 hospitalisations et plus de 95 000 décès liés à la Covid-19 ont été recensés entre le 1er mars 2020 et fin mars 2021.
L’épidémie reste difficile à contrôler et le déploiement de la vaccination devrait permettre de réduire le nombre de formes graves et de décès liés à la Covid-19.

Suite aux avis positifs rendus mi-mars par l’Agence Européenne du Médicament (EMA) et la Haute autorité de santé (HAS), la vaccination avec le vaccin VaxZevria® du laboratoire'AstraZeneca a repris le 19 mars 2021. L’agence européenne a confirmé son avis favorable à l’utilisation du VAXZevria le 7 avril.
La Covid-19 est une maladie infectieuse causée par un coronavirus, le Sars-CoV-2, qui touche principalement les voies respiratoires. La transmission se fait par contact étroit avec une personne porteuse du virus (essentiellement à l’occasion d’un contact direct ou par l’intermédiaire des sécrétions respiratoires émises dans l’air quand on tousse, qu’on éternue ou qu’on parle). Cette maladie est apparue en Chine fin 2019 et le virus a été identifié début janvier 2020.
De nouveaux variants du virus sont retrouvés depuis le début 2021 (en particulier ceux initialement découverts au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil). Le variant apparu au Royaume Uni est devenu majoritaire en France fin février et représente maintenant plus de 80%des cas ; il est plus contagieux et semble donner des formes plus graves.

 

Dans la très grande majorité des cas, la Covid-19 est une maladie bénigne, voire sans symptômes apparent, mais elle peut être très grave, notamment chez les personnes de plus de 65 ans et les personnes obèses ou fragilisées par certaines maladies chroniques.

Les signes les plus fréquents sont la fièvre, la toux et une grande fatigue. D’autres symptômes moins courants sont des douleurs musculaires ou articulaires, un mal de tête, un mal de gorge, des éruptions, des nausées et des vomissements, des frissons ou des vertiges, une perte du goût et de l’odorat.

La maladie peut s’aggraver au bout de quelques jours, avec une gêne respiratoire croissante nécessitant la mise sous oxygène. D’autres complications peuvent apparaître, avec des conséquences sur le foie, le cœur et le cerveau.

Des symptômes prolongés au décours de la Covid-19 peuvent survenir même chez des personnes ayant fait des formes peu sévères. Ces symptômes sont variables, et peuvent évoluer de façon fluctuante sur plusieurs semaines ou mois.

Des traitements avec des anticorps de synthèse sont désormais autorisées en France pour traiter, dans les 5 jours après le début des symptômes, les adultes les plus à risque de forme grave de Covid-19.

En France, d'après la HAS, le bilan de l'épidémie du 1er mars 2020 au 2 mars  2021 était le suivant :

  • 1 personne sur 18 a été infectée par le virus ;
  • 5 personnes sur 1 000 ont été hospitalisées pour cette maladie ;
  • 1 personne sur 1 000 est décédée du fait de la Covid-19.

Les facteurs de risque d’hospitalisation ou de décès, observés avant le début de la vaccination, sont l’âge et les maladies associées :

  • Le risque lié à l’âge :
  • Le risque lié aux maladies associées :

La prévention repose toujours en premier lieu sur l’application des mesures barrières et sur la la limitation des contacts physiques. La vaccination vient peu à peu compléter ces mesures de contrôle.

Quatre vaccins sont autorisés en France :

  • le Comirnaty® du laboratoire Pfizer/bioNTech depuis le 27 décembre 2020,
  • le COVID-19 Vaccine Moderna® du laboratoire Moderna depuis le 6 janvier 2021,
  • le VaxZevria ® du laboratoire AstraZeneca depuis le 29 janvier 2021,
  • le COVID-19 Vaccine Janssens® du laboratoire Janssen-Cilag international depuis  le 11 mars 2021.

La recherche d’un vaccin contre la COVID-19 a démarré dès mars 2020. Le travail des laboratoires a été facilité et plus rapide que dans le passé grâce au développement de vaccins contre d’autres coronavirus, le Sars-CoV et le Mers-CoV, à un soutien financier considérable et par l’introduction de nouvelles techniques de fabrication. Aujourd’hui, plus de 200 candidats-vaccins sont en cours d’élaboration ou de test.

Le vaccin contre La COVID-19

Les indications sont proposées comme pour tous les vaccins en France, par la Commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de Santé, et validées par le ministère chargé de la santé.

QUI ?

Actuellement sont éligibles à la vaccination :

  • L’ensemble des personnes de 70 ans et plus quel que soit leur lieu de vie ;
  • Les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse ;
  • Les résidents en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et unités de soins de longue durée ou hébergées en résidences autonomie et résidences services ;
  • Les personnes vulnérables à très haut risque. Il s’agit des personnes :
    • atteintes de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie,
    • atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés,
    • transplantées d’organes solides,
    • transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques,
    • atteintes de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes,
    • atteintes de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (voir la liste),
    • atteintes de trisomie 21.
  • Les personnes en situation de handicap, quel que soit leur âge, hébergées en maisons d’accueil spécialisées (MAS) et foyers d’accueil médicalisés (FAM) ;
  • Les résidents de 60 ans et plus dans les foyers de travailleurs migrants (FTM) ;
  • Les personnes de 50 à 69 ans inclus souffrant d’une ou plusieurs des comorbidités listées ci-dessous :
    • Pathologies cardio-vasculaires
    •  Diabètes de type 1 et 2 ;
    •  Pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale, notamment
    • Insuffisance rénale chronique ;
    • Obésité avec indice de masse corporelle supérieure ou égale à 30 ;
    • Cancer ou hémopathie maligne  ;
    • Maladies hépatiques chroniques, en particulier la cirrhose ;
    • Immunodépression congénitale ou acquise ;
    • Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;
    • Pathologies neurologiques
      • maladies du motoneurone,
      • myasthénie grave,
      • sclérose en plaques,
      • maladie de Parkinson,
      • paralysie cérébrale,
      • quadriplégie ou hémiplégie,
      • tumeur maligne primitive cérébrale,
      • maladie cérébelleuse progressive,
      • troubles psychiatriques
      • démence
  • Les professionnels du secteur de la santé et du secteur médico-social appartenant aux catégories suivantes :
    • l’ensemble des membres des professions de santé définis par le code de la santé publique (voir liste ici),
    • les autres professionnels des établissements de santé et des établissements et services médico-sociaux (les personnels employés par l’établissement et les personnels d’entreprises prestataires exerçant en continu au sein de l’établissement),
    • les professionnels des résidences services,
    • les professionnels des centres d’hébergement spécialisés pour les personnes atteintes de la Covid-19,
    • les professionnels de l’aide à domicile et les salariés du particulier employeur intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables (recevant l’APA ou la PCH),
    • les prestataires de services et distributeurs de matériel intervenant au domicile des patients,
    • les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires,
    • les personnels composant les équipages des véhicules des entreprises de transport sanitaire,
    • les étudiants et élèves en santé au contact des patients,
    • les assistants de régulation médicale durant leurs stages en établissement ou en SMUR,
    • les professions à "usage de titre" reconnues par diverses lois non codifiées (ostéopathes, chiropracteurs, psychothérapeutes, psychologues),
    • les secrétaires médicaux en cabinet de ville et les assistants médicaux,
    • les médiateurs de lutte anti-Covid,
    • les vétérinaires.

Situations particulières

  • Les personnes qui ont déjà fait la Covid-19

Dans un avis du 11 février, la Haute autorité de santé (HAS) recommande de les vacciner 6 mois après la maladie, et de ne faire qu’une dose de vaccin, sauf pour les personnes immunodéprimées. Cet avis a été validé par le ministère chargé de la santé.

  • Les femmes enceintes ou allaitantes

Les données des études sont encore incomplètes mais n’ont pas montré de retentissement sur le développement du fœtus. Si une première dose de vaccin a été administrée alors que la grossesse n’était pas connue, il n’y a pas d’élément inquiétant pour la mère et pour l’enfant à naitre.

Les femmes enceintes à partir du 2ème trimestre de grossesse font désormais partie des populations prioritaires ; elles peuvent se faire vacciner en centre de vaccination.

Il n’y a pas d’étude sur le passage dans le lait ou chez la femme allaitante, mais il n’y a pas d’effet attendu chez le nourrisson allaité par une femme vaccinée. L'allaitement est donc possible.

QUEL VACCIN ?

Le vaccin VaxZevria® d'AstraZeneca peut être administré aux personnes de plus de 55 ans faisant partie des publics prioritaires. En effet les cas extrêmement rares d’effets secondaires signalés dans certains pays européens sont apparus en grande majorité chez des personnes âgées de moins de 55 ans

Les vaccins à ARNm (Pfizer-BioNTech et Moderna) sont, eux, préférentiellement réservés aux personnes prioritaires âgées de moins de de 55 ans et peuvent être administrés aux autres publics cibles quel que soit leur âge.

N'hésitez pas à en parler avec votre médecin.

Les données des essais cliniques

Pour délivrer l’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau vaccin, l'Agence Européenne du médicament (EMA) réunit des scientifiques indépendants qui étudient toutes les données collectées par les laboratoires sur les vaccins.

  • Pour le vaccin Comirnaty®de Pfizer/BioNtech, l’EMA a donné le 21 décembre 2020 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 43 000 personnes de 16 à 85 ans ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 95 %. Cette efficacité, très élevée, était comparable quels que soient l’âge, le sexe, la corpulence, le groupe ethnique et la présence de facteurs de risque.
  • Pour le vaccin COVID-19 Vaccine Moderna® du laboratoire Moderna, l’EMA a donné le 6 janvier 2021 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 30 350 personnes de 18 ans et plus ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 94 %. Cette efficacité est très élevée.
  • Pour le vaccin VaxZevria® du laboratoire Astra-Zeneca, l’EMA a donné le 29 janvier 2021 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 16 437 personnes de 18 ans et plus ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 62 %. L’allongement de l’intervalle entre 2 doses jusqu’à 12 semaines s’accompagne d’une augmentation de l’efficacité vaccinale.

Les données de terrain

Le suivi des très nombreuses personnes déjà vaccinées en Grande Bretagne et en Israël confirme l’efficacité des vaccins notamment sur la diminution des formes graves de la COVID-19.

  • En Israël, 597 000 personnes de 16 ans et plus nouvellement vaccinées par le vaccin Pfizer ont été suivies du 20/12/20 au 1/02/2021. Au cours de la période de suivi commençant 7 jours après la deuxième dose, l’efficacité vaccinale était de 92 % pour la prévention des infections, de 94 % pour la prévention des maladies symptomatiques, de 87% pour la prévention des hospitalisations, et de 92 % pour la prévention des formes graves de la maladie.
  • En Ecosse, une étude de cohorte sur 99% de la population (5,4 millions) a étudié l’impact de la vaccination contre la Covid-19 sur les hospitalisations entre le 8/12/2020 et le 15/02/2021. La vaccination par un des deux vaccins Pfizer ou Astra Zeneca réduisait le nombre d’hospitalisations quelle que soit la tranche d’âge : 85% pour les 18-64 ans, 79% pour les 65-79 ans et 81% pour les plus de 80 ans.

Balance des bénéfices et des risques de la maladie et de la vaccination

Il apparaît en synthèse (source HAS) que :

  • Les personnes vaccinées sont bien moins souvent malades que les personnes non vaccinées.
  • Les risques du vaccin sont bien moins fréquents que les risques de la maladie.

Tableau : état de santé des personnes selon qu’elles sont vaccinées ou non (source HAS)

Trois vaccins contre la COVID-19 sont disponibles en France :

  • Le vaccin Pfizer/BioNtech sous le nom de Comirnaty® ;
  • Le COVID-19 Vaccine Moderna®;
  • Le vaccin AstraZeneca sous le nom de VaxZevria®.

Les vaccins et leur injection sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie.

Les contre-indications sont déterminées pour chaque vaccin et sont précisées par l’EMA et l’ANSM.

Elles figurent dans la notice de chaque vaccin contre la COVID-19.

  • Les trois vaccins sont contre-indiqués chez les personnes ayant présenté une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients du vaccin.
  • Les vaccins Comirnaty® et COVID-19 Vaccine Moderna® ne sont pas recommandés chez des personnes ayant présenté des manifestations allergiques graves telles des réactions anaphylactiques.

Les données des essais cliniques

L’Agence Européenne du médicament (EMA) réunit des scientifiques indépendants qui étudient toutes les données collectées par les laboratoires sur les vaccins.

Pour le Comirnaty® de Pfizer/BioNtech, les essais cliniques ont été faits auprès de 43 000 personnes de 16 à 85 ans ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires, faibles ou modérées au point d’injection, la fatigue et les maux de tête. Des effets graves ont été observés très rarement et à la même fréquence dans les 2 groupes (vaccin et placebo).

Pour le COVID-19 Vaccine Moderna®, les essais cliniques ont été faits auprès de 30 350 personnes de 18 ans et plus qui ont reçu pour moitié le vaccin (2 injections) et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires au point d’injection, la fatigue, des maux de tête et des douleurs musculaires ou articulaires.

Pour le VaxZevria® d'AstraZeneca, les données de tolérance portent sur une analyse sur 23 475 sujets de 18 ans et plus. La plupart des manifestations locales et évènements systémiques rapportés sont essentiellement des douleurs au point d’injection, des maux de tête, de la fatigue, des douleurs musculaires, des malaises, de la fièvre et des frissons, qui disparaissent généralement en 5 à 7 jours après l’injection. Ces évènements indésirables sont moins fréquents après l’injection de la 1ère dose qu’après l’injection de la 2eme dose.  Les évènements indésirables graves sont très rares.

Données de terrain

A partir de la commercialisation de chaque vaccin, la pharmacovigilance réalisée par l’ANSM suit chaque semaine la survenue d’effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du ministère de la Santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes.

En cas de doute sur l’existence d’un effet secondaire grave ou inattendu, l’ANSM met également en place des études de pharmaco-épidémiologie dans le but de confirmer ou informer la relation entre la vaccination et cet évènement. Elle a mis en ligne deux fiches d’information destinées aux personnes vaccinées :

En effet des effets indésirables ont été déclarés en France à l'ANSM avec le vaccin Comirnaty®, le COVID-19 Vaccine Moderna® et le vaccin VaxZevria®. Actuellement aucun de ces effets indésirables ne remettent en cause le rapport bénéfice risque des vaccins utilisés.

  • Avec le vaccin Comirnaty®, la majorité des effets indésirables sont attendus et non graves. A côté des troubles généraux et au point d’injection du vaccin déjà connus, ont été observés notamment des cas d’hypertension artérielle et des troubles du rythme cardiaque. Ces troubles ont la plupart du temps été transitoires et rapidement réversibles. Des cas de zona ont été rapportés.
  • Avec le COVID-19 Vaccine Moderna®, un certain nombre de déclarations concernent des réactions retardées locales non graves.
  • Avec le vaccin VaxZevria®
    • des syndromes évocateurs de grippe, souvent de forte intensité, ont été observés chez les professionnels de santé, majoritairement âgés de moins de 50 ans (âge moyen 31 ans). L’ANSM conseille donc de vacciner de façon échelonnée le personnel d’un même service ;
    • des cas d'accidents dûs à la  formation de caillots sanguins et d’hémorragies ont été rapportés et ont conduit à un arrêt de la vaccination le 15 mars  Mais l'Agence européenne médicament a indiqué le 18 mars qu’ils ne sont pas plus fréquents que dans la population générale. Un effet exceptionnel, des caillots dans les vaisseaux du cerveau a été observé chez quelques personnes de moins de 55 ans. Il a donc été décidé en France de reprendre la vaccination le 19 mars et pour l’instant de réserver ce vaccin aux personnes prioritaires de plus de 55 ans.
    • L'Agence européenne du médicament a confirmé le 7 avril que ces évènements étaient très rares et ne remettaient pas en cause l’intérêt de la vaccination.
    • En cas de difficultés respiratoires, de douleurs dans la poitrine, de gonflement des jambes, de douleur persistante au niveau du ventre, de mal de tête sévère ou de vision trouble, de l’apparition de petits points rouges au niveau de l’injection, les personnes devront consulter leur médecin.

Le vaccin contre la Covid-19 peut être prescrit et administré par un médecin, une sage-femme,  un pharmacien ou un infirmier. Son administration est précédée d’un questionnaire.

De plus, pour faciliter la campagne de vaccination, le ministère de la santé, après avis de la Haute Autorité de Santé, a autorisé plus de professionnels à administrer les vaccins contre la Covid-19 : les chirurgiens-dentistes, les techniciens de laboratoire et les manipulateurs radio, les pompiers et les marins pompiers, les vétérinaires et les étudiants de différentes professions de santé. Toutes ces personnes doivent avoir reçu une formation spécifique. Elles ne peuvent pas vacciner les femmes enceintes, ni les personnes présentant des troubles de la coagulation ou les personnes ayant des antécédents d’allergie à un composant du vaccin ou ayant présenté une réaction allergique à la première injection 

La vaccination contre la Covid-19 est réalisée dans les EHPAD, les établissements de santé et dans les centres de vaccination public sur rendez-vous. Pour connaitre le centre le plus proche de votre domicile, consultez sante.fr ou appelez le 0800 009 110 (ouvert tous les jours de 6h à 22h).

La Cnam a mis en place un dispositif spécifique pour aider les personnes de plus de 75 ans à se faire vacciner. Celles-ci vont recevoir un courrier avec la marche à suivre pour avoir un rendez-vous près de chez elles.

Le vaccin est administré par voie intramusculaire. La vaccination comprend deux doses à 28 jours d’intervalle pour le Comirnaty® (21 jours en Ephad) et le COVID-19 Vaccine Moderna®. L’intervalle est de 12 semaines pour le VaxZevria®.

Depuis le 19 mars (se reporter à l’infographie du chapitre « Quel vaccin ? ») la HAS recommande :

  • compte tenu du déroulement de la campagne vaccinale, qui va concerner au cours des deux prochains mois les populations âgées,  d’utiliser le vaccin VaxZevria® d'AstraZeneca pour les personnes âgées de 55 ans et plus, qui constituent la très grande majorité des personnes prioritaires actuelles ;
  • d’utiliser les vaccins à ARNm (Comirnaty et Moderna) chez les personnes éligibles à la vaccination âgées de moins de 55 ans, dans l’attente de données complémentaires sur le vaccin VaxZevria®.

Pour rappel, les médecins, les pharmaciens et les infirmiers peuvent, à ce jour, vacciner les populations suivantes avec le vaccin VaxZevria®:

  • les personnes âgées de 55 à 69 ans inclus, souffrant de comorbidité(s) et/ou d’une pathologie à très haut risque de forme grave de Covid-19 ;
  • l’ensemble des personnes de 70 ans et plus quel que soit leur lieu de vie ;
  • les professionnels : de santé, d’un établissement de santé, d’un établissement ou service médico-social intervenant auprès de personnes vulnérables, les salariés de particulier employeur intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables et les sapeurs-pompiers de 55 ans et plus.

Dossier COVID-19 de Santé publique France : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus

Dossier COVID-19 de  l’Organisation mondiale de la santé : https://www.who.int/fr/health-topics/coronavirus/coronavirus

Dossier vaccin COVID-19 de l’ANSM : https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/COVID-19-Vaccins/Vaccins-autorises/(offset)/3

Haute autorité de santé (HAS) : Stratégie de vaccination contre le SARS-CoV-2 - Place du vaccin à ARNm COMIRNATY® (BNT162b2) - (mis en ligne le 24/12/2020))

Haute autorité de santé (HAS) :Synthèse sur la place du vaccin moderna dans la stratégie de vaccination contre la COVID-19 (mis en ligne le 8/01/2021)

Haute autorité de santé (HAS) : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3234447/fr/covid-19-se-vacciner-decider-avec-son-medecin ((mis en ligne le 29/01/2021, mis à jour le )

Haute autorité de santé (HAS) :https://www.has-sante.fr/jcms/p_3235868/fr/strategie-de-vaccination-contre-la-covid-19-place-du-covid-19-vaccine-astrazeneca-dans-la-strategie (mis en ligne le 2/02/2021, mis à jour le 26/02/21)

Haute Autorité de santé (HAS) :  https://www.has-sante.fr/jcms/p_3240075/fr/strategie-de-vaccination-contre-le-sars-cov-2-extension-des-competences-vaccinales-des-professionnels-de-sante (mis en ligne le 2/03/2021)

Haute Autorité de santé (HAS) :  https://www.has-sante.fr/jcms/p_3244283/fr/avis-n-2021-0018/ac/seesp-du-19-mars-2021-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante-sur-la-place-du-vaccin-astrazeneca-dans-la-strategie-vaccinale-suite-a-l-avis-de-l-agence-europeenne-des-medicaments-concernant-des-evenements-indesirables-survenus-dans-plusieurs-pays-europeens-chez-des-personnes-vaccinees (mis en ligne le 19/03/ 2021)

Haute Autorité de santé (HAS) :  https://www.has-sante.fr/jcms/p_3245599/fr/avis-n-2021-0023/ac/seesp-du-25-mars-2021-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante-relatif-a-l-elargissement-des-competences-vaccinales-dans-le-cadre-de-la-campagne-de-vaccination-de-masse-contre-le-sars-cov-2 (mis en ligne le 26/03/2021)

Quels sont les différents types de vaccins et comment fonctionnent-ils?

Aujourd’hui, différentes techniques de développement de vaccin sont utilisées. Certaines ont déjà été utilisées pour d’autres vaccins : des vaccins utilisant le virus entier (vivants atténués et vaccins inactivés), des vaccins à base de protéines. D’autres techniques sont plus récentes il s’agit des vaccins utilisant des acides nucléiques (ARN messager ou ADN) et des vaccins utilisant un vecteur viral réplicatif ou non réplicatif.

Comment sont surveillés les vaccins contre la COVID-19?

L’ANSM évalue la sécurité d’emploi des vaccins en assurant une surveillance continue des effets indésirables (ou effets secondaires) prévisibles ou inattendus. Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la COVID-19, l’ANSM met en place un dispositif spécifique de surveillance renforcée des effets indésirables sur le territoire français. 

Les objectifs sont de réaliser une évaluation continue de la sécurité des vaccins contre la COVID-19 afin d‘être en capacité de s’assurer de leur innocuité ou de prendre rapidement les mesures qui s’imposeraient, et de permettre au Ministère chargé de la Santé d’adapter la stratégie de vaccination, si nécessaire.

Ce dispositif repose sur une détection de signaux de sécurité en provenance de plusieurs sources.

Après commercialisation, la pharmacovigilance permet de suivre chaque semaine l’évolution des effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du Ministère chargé de la santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes.

L'ANSM a par ailleurs produit un guide pratique d'aide à la déclaration d'effets médicamenteux indésirables à destination des personnes vaccinées et de leur entourage.

Comment la France a-t-elle anticipé l'acquisition de vaccins?

Six contrats d’approvisionnement ont été signés au niveau européen, avec des quantités fixées au prorata des populations des Etats, soit 15% pour la France. Notre pays disposera d’un potentiel de 200 millions de doses, ce qui permettra de vacciner 100 millions de personnes soit plus que nos besoins ; il s’agit d’une marge de sécurité.

Le vaccin contre la COVID-19 est-il obligatoire?

Non, le vaccin n'est pas obligatoire.

Y a-t-il des restrictions de circulation pour les personnes non-vaccinées?

Non. Mais tant que l’épidémie sera présente, nous devons tous continuer d'adopter les gestes barrières.

Y a-t-il en France un passeport COVID maintenant que la vaccination est lancée?

Non, pas à l'heure actuelle.

En revanche, un certificat de vaccination sera remis au patient par le centre après les injections.

Faut-il se faire vacciner si on a eu la COVID-19?

Dans un avis du 11 février 2021, la Haute autorité de santé préconise de vacciner les personnes immunocompétentes, avec une seule dose de vaccin, de préférence 6 mois après l’infection.

Quelles sont les questions qui me sont posées avant la vaccination?

Sur place, un médecin ou tout autre soignant vous posera quelques questions ou vous fera remplir vous-même un questionnaire très simple visant à vérifier que vous pouvez être vacciné normalement. Les questions en résumé sont les suivantes :

  • Avez-vous eu la COVID au cours des 3 derniers mois ?
  • Avez-vous été vacciné contre la grippe ces 3 dernières semaines ?
  • Souffrez-vous d’allergies graves ?
  • Avez-vous de la fièvre ou d’autres symptômes ?
  • Avez-vous été en contact avec un cas confirmé dans les 7 derniers jours?
  • Etes-vous enceinte?

Comment se passe la vaccination  ?

Vous pouvez être vacciné chez votre médecin traitant, votre médecin du travail, dans un centre de vaccination, et à partir du 1 mars par certains pharmaciens.

Avant la vaccination un questionnaire sera à remplir. Ensuite, vous serez invité à vous faire vacciner directement, par un médecin, un infirmier ou tout autre soignant habilité à le faire. Il s’agit d’une injection intramusculaire, dans l’épaule le plus souvent, comme la plupart des vaccins. Puis, vous serez invité à rester 15 minutes sur place par mesure de sécurité. Cette opération devra être recommencée si un  « rappel » est nécessaire, dans le délai qui vous sera indiqué par le médecin. Ainsi, vous serez protégé contre les formes graves de COVID.

Comment obtenir un rendez-vous dans un centre ?

Trois moyens se présentent à vous:

  • Vous pouvez effectuer la prise de rendez-vous en ligne, directement sur la plateforme du centre de vaccination le plus proche de chez vous ou via le site www.sante.fr (7j/7 et 24h/24). Santé.fr vous redirige vers la fiche du centre de vaccination le plus proche et vous permet d’accéder à la plateforme de rendez-vous en ligne dédiée à ce centre.
  • Il est conseillé de vous orienter en priorité vers les dispositifs locaux mis à votre disposition pour aider à la prise de rendez-vous, comme les plateformes téléphoniques départementales ou régionales.
  • Vous pouvez également utiliser l’application TousAntiCovid pour prendre rendez-vous.

Si besoin, faites-vous accompagner dans cette démarche en ligne par vos proches.

En cas de difficulté, vous pouvez contacter le numéro vert national 0 800 009 110 pour être redirigé vers le standard téléphonique du centre le plus proche ou obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

Où sont les centres de vaccination ?

Vous pouvez trouver le centre de vaccination le plus proche de vous, en allant sur le site www.sante.fr ou en appelant le numéro national (0 800 009 110) Par ces deux moyens, vous pouvez également prendre rendez-vous. 

Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre médecin traitant.

Pourra-t-on se faire vacciner à domicile ?

Le sujet de la vaccination à domicile des personnes âgées trop fragiles pour se déplacer vers un centre de vaccination est actuellement en cours d’organisation dans chaque département, notamment avec des équipes mobiles et des centres itinérants. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour en connaître les modalités.

Quel est le numéro national pour trouver un centre ou pour avoir des informations sur la vaccination ?

Le numéro est le 0 800 009 110. Lorsque vous appellerez, vous aurez à taper votre code postal, pour être mis en contact automatiquement avec le numéro de téléphone d’un centre près de chez vous.

Pourra-t-on choisir son vaccin?

Non, il n’est pas possible de choisir son vaccin. Vous serez vacciné avec le vaccin disponible dans le centre choisi (ou chez votre médecin ou pharmacien).

Après avoir reçu une première dose de vaccin, comment être sûr à 100 % que la seconde sera disponible si elle est nécessaire ?

L’organisation mise en place lors de la prise de rendez-vous des populations prioritaires à la vaccination permet de garantir qu’une personne ayant reçu une première dose de vaccin recevra dans les délais la seconde dose. Dans les centres de vaccination, quand un patient prend son rendez-vous sur santé.fr ou par téléphone pour sa première injection, un second rendez-vous est automatiquement bloqué dans le système de réservation du centre de vaccination. Ainsi, chaque personne est assurée de bénéficier des deux doses du vaccin, le centre de vaccination ne pouvant accepter de nouvelles inscriptions à la condition d’avoir des doses pour deux créneaux à un mois d’écart.

D’autres vaccins seront-ils bientôt autorisés en France ?

L’étude de plusieurs candidats vaccins est en cours par l’agence européenne du médicament (EMA):

  • Le vaccin du laboratoire Novavax 
  • Le vaccin du laboratoire CureVac AG
  • Le vaccin Spoutnik V

La vaccination est-elle gratuite ?

Oui. La vaccination est gratuite pour tous.

Si je suis vacciné et en contact avec un malade de la COVID-19, dois-je prendre des précautions, comme le port du masque ?

En l’état des connaissances, les vaccins aujourd’hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes, mais la réduction de la contagiosité est incertaine.

Le port du masque reste donc nécessaire. Plus généralement, une personne vaccinée doit continuer d’adopter les gestes barrières.

Faut-il se faire tester avant d’être vacciné ?

Il n’est pas utile de se faire tester de manière automatique avant de se faire vacciner. Cependant si une personne est cas contact, la vaccination doit être repoussée et un test réalisé pour confirmer ou non une infection. Si le test est négatif, la vaccination pourra alors avoir lieu.

Le vaccin empêche-t-il la transmission du virus ?

En l’état des connaissances, les vaccins aujourd’hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes, et semblent réduire la contagiosité Il est donc recommandé de poursuivre le respect des gestes barrières, même lorsqu’on est vacciné.

Comment savoir combien de personnes sont vaccinées en France?

Le nombre de personnes vaccinées est mis à jours quotidiennement sur l’application TousAntiCovid.

Pourquoi vacciner contre un virus qui ne cesse de muter ?

Actuellement le virus qui circule le plus est le variant anglais ; les études montrent que les  vaccins sont efficaces contre le virus initial  et aussi contre ce variant Ces vaccins protègent la population des formes graves et les complications de la Covid-19.