COVID-19

Partager sur

Envoyer par email

Séparez les adresses par des virgules

Mis à jour le

En France, plus de 300 000 hospitalisations et plus de 77 000 décès liés à la COVID-19 ont été recensés entre le 1er mars 2020 et le 31 janvier 2021.
L’épidémie reste difficile à contrôler et le déploiement de la vaccination devrait permettre de réduire le nombre de formes graves et de décès liés à la COVID-19.


La COVID-19 est une maladie infectieuse causée par un coronavirus, le SARS-CoV-2, qui touche principalement les voies respiratoires. La transmission se fait par contact étroit avec une personne porteuse du virus (essentiellement à l’occasion d’un contact direct ou par l’intermédiaire des sécrétions respiratoires émises dans l’air quand on tousse, qu’on éternue ou qu’on parle). Cette maladie est apparue en Chine fin 2019 et le virus a été identifié début janvier 2020.
De nouveaux variants du virus sont retrouvés depuis le début 2021 qui pourraient être plus contagieux (en particulier le variant apparu au Royaume-Uni et le variant apparu en Afrique du Sud).

Dans la très grande majorité des cas, la COVID-19 est une maladie bénigne, voire sans symptômes apparent, mais elle peut être très grave, notamment chez les personnes de plus de 65 ans et les personnes obèses ou fragilisées par certaines maladies chroniques.

Les signes les plus fréquents sont la fièvre, la toux et une grande fatigue. D’autres symptômes moins courants sont des douleurs musculaires ou articulaires, un mal de tête, un mal de gorge, des éruptions, des nausées et des vomissements, des frissons ou des vertiges, une perte du goût et de l’odorat.

La maladie peut s’aggraver au bout de quelques jours, avec une gêne respiratoire croissante nécessitant la mise sous oxygène. D’autres complications peuvent apparaître, avec des conséquences sur le foie, le cœur et le cerveau.

Il n’existe pas encore de traitement spécifique de la COVID-19.

En France depuis le début de l’épidémie (d'après la HAS janvier 2021),

  • 4 personnes sur 100 ont été infectées par le virus ;
  • 4 personnes sur 1000 ont été hospitalisées pour cette maladie ;
    • Parmi elles :
      • 57 % avaient plus de 75 ans,
      • 22 % avaient de 65 à 74 ans,
      • 17 % avaient de 45 à 64 ans,
      • 5 % avaient moins de 45 ans ;
  • 1 personne sur 1000 est morte du fait de la Covid-19. En 2020, 1 décès sur 10 était dû à la Covid-19 ;
    • Parmi elles :
      • 73 % étaient âgés de 75 ans et plus,
      • 17 % entre 65 et 74 ans,
      • 9 % avaient entre 45 et 64 ans,
      • 1 % avaient moins de 45 ans.

La prévention repose toujours en premier lieu sur l’application des mesures barrières et sur la distanciation physique. La vaccination vient peu à peu compléter ces mesures de contrôle.

Trois vaccins sont autorisés en France :

  • le Comirnaty® du laboratoire Pfizer/bioNTech depuis le 27 décembre 2020,
  • le COVID-19 Vaccine Moderna® du laboratoire Moderna depuis le 6 janvier 2021
  • le COVID-19 Vaccine AstraZeneca® du laboratoire AstraZeneca depuis le 29 janvier 2021.

La recherche d’un vaccin contre la COVID-19 a démarré dès mars 2020. Le travail des laboratoires a été facilité et plus rapide que dans le passé grâce au développement de vaccins contre d’autres coronavirus, le SARS-CoV et le MERS-CoV, à un soutien financier considérable et par l’introduction de nouvelles techniques de fabrication. Aujourd’hui, plus de 200 candidats-vaccins sont en cours d’élaboration ou de test.

Le vaccin contre La COVID-19

Les indications sont proposées comme pour tous les vaccins en France, par la Commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de Santé, et validées par le ministère chargé de la santé.

QUI ?

Depuis le 25 février 2021, sont éligibles à la vaccination :

  • Les personnes âgées de 75 ans et plus ;
  • Les résidents en EHPAD et USLD, qui sont vaccinés directement dans les établissements ;
  •  Les personnes âgées séjournant dans les établissements de santé et en services de soins de suites et de réadaptation ;
  •  Les personnes âgées hébergées en résidences autonomie, résidences services et autres lieux de vie spécialisés, ainsi que dans les foyers de travailleurs migrants ;
  •  Les personnes en situation de handicap vulnérables hébergées en maisons d’accueil spécialisées et foyers d’accueils médicalisées ;
  • Les personnes ayant une pathologie qui les expose à un très haut risque face à la COVID-19 disposant d’une ordonnance médicale pour se faire vacciner prioritairement. Il s’agit de personnes :
    • Atteintes de cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
    • Atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
    • Transplantées d’organes solides ;
    • Transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
    • Atteintes de poly-pathologies chroniques, avec au moins deux insuffisances d’organes ;
    • Atteintes de certaines maladies rares .
    • Atteintes de trisomie 21.
  • Les professionnels de santé (et autres professionnels des établissements de santé et des établissements médico-sociaux intervenant auprès de personnes vulnérables), y compris les professionnels libéraux, les aides à domicile intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables et les sapeurs-pompiers, lorsqu’ils ont plus de 18 ans ;
  • Les personnes de 50 à 64 ans inclus à risque de forme grave car présentant une des comorbidités suivantes :
    • Pathologies cardio-vasculaires
    •  Diabètes de type 1 et 2 ;
    •  Pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale, notamment
    • Insuffisance rénale chronique dialysée ;
    • Obésité avec indice de masse corporelle supérieure ou égale à 30 ;
    • Cancer ou hémopathie maligne actif de moins de 3 ans ;
    • Cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
    • Immunodépression congénitale ou acquise ;
    • Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;
    • Pathologies neurologiques
      • maladies du motoneurone,
      • myasthénie grave,
      • sclérose en plaques,
      • maladie de Parkinson,
      • paralysie cérébrale,
      • quadriplégie ou hémiplégie,
      • tumeur maligne primitive cérébrale,
      • maladie cérébelleuse progressive.

Ces personnes peuvent se faire vacciner chez un médecin de ville ou en médecine du travail.

Dans ses avis du 24 décembre 2020 et du 8 janvier 2021, la HAS confirme ses recommandations de vacciner en priorité les personnes les plus vulnérables et les plus exposées au risque de COVID-19 afin de réduire au plus vite le nombre de formes graves et de décès. Ses recommandations s’élargiront peu à peu à l’ensemble de la population adultes de 18 ans et plus, en fonction de l’arrivée des vaccins.

  • Les personnes qui ont déjà fait la COVID 19

La HAS avait indiqué que ces personnes pouvaient être vaccinées en respectant un délai de 3 mois après la maladie et recevoir 2 doses de vaccin. Dans un avis du 11 février, elle recommande d’attendre 6 mois et de ne faire qu’une dose de vaccin, sauf pour les personnes immunodéprimées. Cet avis est en attente de la validation du ministère de la santé.

  • Les femmes enceintes ou allaitantes

Les données des études sont encore incomplètes mais n’ont pas montré de retentissement sur le développement du fœtus. Si une première dose de vaccin a été administrée alors que la grossesse n’était pas connue, il n’y a pas d’élément inquiétant pour la mère et pour l’enfant à naitre.

Les femmes enceintes qui présentent des comorbidités (surpoids, hypertension, diabète ..) semblent présenter un risque accru de faire une forme grave de la COVID-19. Leur vaccination est donc à évaluer au cas par cas, avec leur médecin, leur gynécologue ou leur sage-femme :

- Si elles présentent des comorbidités ;

- Si elles risquent d’être en contact étroit avec des personnes infectées par le virus de la COVID-19 du fait de leur métier.

Il n’y a pas d’étude sur la passage dans le lait ou chez la femme allaitante, mais il n’y a pas d’effet attendu chez le nourrisson allaité par une femme vaccinée.

QUEL VACCIN ?

Dans son avis du 2 février 2020, la HAS recommande les vaccins à ARNm,  Comirnaty® et COVID-19 Vaccine Moderna®, préférentiellement :

  • Aux personnes âgées de plus de 75 ans, en commençant par les personnes les plus âgées et/ou celles présentant une ou plusieurs comorbidité(s) ;
  • Puis aux personnes de 65-74 ans en commençant par celles ayant des comorbidités.
  • Aux femmes enceintes à risque, après discussion avec leur médecin traitant, leur gynécologue ou leur sage-femme.

Pour accélérer la campagne de vaccination pendant les premières phases critiques d’approvisionnement, la HAS recommande le COVID-19 Vaccine AstraZeneca®, dès sa mise à disposition, préférentiellement aux personnes de moins de 65 ans :

  • Personnes à risque du fait de leur âge (50-64 ans) en commençant par celles ayant des comorbidités ;
  • Professionnels des secteurs de la santé et du médico-social âgés de 18 à 64 ans (quel que soit le mode d’exercice

Pour délivrer l’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau vaccin, l'Agence Européenne du médicament (EMA) réunit des scientifiques indépendants qui étudient toutes les données collectées par les laboratoires sur les vaccins.

  • Pour le vaccin Comirnaty®de Pfizer/BioNtech, l’EMA a donné le 21 décembre 2020 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 43 000 personnes de 16 à 85 ans ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 95 %. Cette efficacité, très élevée, était comparable quels que soient l’âge, le sexe, la corpulence, le groupe ethnique et la présence de facteurs de risque.
  • Pour le vaccin COVID-19 Vaccine Moderna® du laboratoire Moderna, l’EMA a donné le 6 janvier 2021 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 30 350 personnes de 18 ans et plus ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 94 %. Cette efficacité est très élevée.
  • Pour le vaccin COVID-19 Vaccine AstraZeneca ® du laboratoire Astra-Zeneca, l’EMA a donné le 29 janvier 2021 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 16 437 personnes de 18 ans et plus ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 62 %. L’allongement de l’intervalle entre 2 doses jusqu’à 12 semaines s’accompagne d’une augmentation de l’efficacité vaccinale.
  • Il apparaît en synthèse (source HAS) que :
    • Les personnes vaccinées sont bien moins souvent malades que les personnes non vaccinées.
    • Les risques du vaccin sont bien moins fréquents que les risques de la maladie.

Tableau : état de santé des personnes selon qu’elles sont vaccinées ou non (source HAS)

Trois vaccins contre la COVID-19 sont autorisés en France :

  • Le vaccin Pfizer/BioNtech sous le nom de Comirnaty® ;
  • Le COVID-19 Vaccine Moderna®;
  • Le COVID-19 Vaccine AstraZeneca®.

Les vaccins et leur injection sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie.

Elles sont déterminées pour chaque vaccin et sont précisées par l’EMA et l’ANSM.

Elles figurent dans la notice de chaque vaccin contre la COVID-19.

  • L’administration des vaccins contre la COVID-19 pendant la grossesse n’est pas conseillée (sauf si un risque élevé de forme grave a été identifié lors de la consultation pré-vaccinale), les données de tolérance étant encore insuffisantes pour informer des risques de la vaccination pendant la grossesse et pendant l'allaitement.
  • Les trois vaccins sont contre-indiqués chez les personnes ayant présenté une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients du vaccin.
  • Les vaccins Comirnaty® et COVID-19 Vaccine Moderna® ne sont pas recommandés chez des personnes ayant présenté des manifestations allergiques graves telles des réactions anaphylactiques.

Données avant commercialisation

L’Agence Européenne du médicament (EMA) réunit des scientifiques indépendants qui étudient toutes les données collectées par les laboratoires sur les vaccins.

Pour le Comirnaty® de Pfizer/BioNtech, les essais cliniques ont été faits auprès de 43 000 personnes de 16 à 85 ans ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires, faibles ou modérées au point d’injection, la fatigue et les maux de tête. Des effets graves ont été observés très rarement et à la même fréquence dans les 2 groupes (vaccin et placebo).

Pour le COVID-19 Vaccine Moderna®, les essais cliniques ont été faits auprès de 30 350 personnes de 18 ans et plus qui ont reçu pour moitié le vaccin (2 injections) et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires au point d’injection, la fatigue, des maux de tête et des douleurs musculaires ou articulaires.

Pour le COVID-19 vaccine AstraZeneca®, les données de tolérance portent sur une analyse sur 23 475 sujets de 18 ans et plus. La plupart des manifestations locales et évènements systémiques rapportés sont essentiellement des douleurs au point d’injection, des maux de tête, de la fatigue, des douleurs musculaires, des malaises, de la fièvre et des frissons, qui disparaissent généralement en 5 à 7 jours après l’injection. Ces évènements indésirables sont moins fréquents après l’injection de la 1ère dose qu’après l’injection de la 2eme dose.  Les évènements indésirables graves sont très rares.

Données depuis la commercialisation

A partir de la commercialisation, la pharmacovigilance réalisée par l’ANSM suit chaque semaine la survenue d’effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du ministère de la Santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes.

En cas de doute sur l’existence d’un effet secondaire grave ou inattendu, l’ANSM met également en place des études de pharmaco-épidémiologie dans le but de confirmer ou informer la relation entre la vaccination et cet évènement. Elle a mis en ligne deux fiches d’information destinées aux personnes vaccinées :

En effet des effets indésirables ont été déclarés en France à l'ANSM avec le vaccin Comirnaty®, le COVID-19 Vaccine Moderna® et le COVID-19 Vaccine AstraZeneca. Actuellement aucun de ces effets indésirables ne remettent en cause le rapport bénéfice risque des vaccins utilisés.

  • Avec le vaccin Comirnaty®, la majorité des effets indésirables sont attendus et non graves. A côté des troubles généraux et au point d’injection du vaccin déjà connus, ont été observés notamment des cas d’hypertension artérielle et des troubles du rythme cardiaque. Ces troubles ont  la plupart du temps été transitoires et rapidement réversibles.
  • Avec le COVID-19 Vaccine Moderna®, un certain nombre de déclarations concernent des réactions retardées locales non graves.
  • Avec le COVID-19 Vaccine Astra Zeneca®, des syndromes évocateurs de grippe, souvent de forte intensité, ont été observés chez les professionnels de santé, majoritairement âgés de moins de 50 ans (âge moyen 31 ans). L’ANSM conseille donc de vacciner de façon échelonnée le personnel d’un même service.

Le vaccin contre la COVID-19 est prescrit par un médecin, et son administration par un médecin ou un infirmier est précédée d’une consultation, qui peut avoir lieu juste avant la vaccination.

La vaccination contre la COVID-19 est réalisée dans les EHPAD, les établissements de santé et dans les centres de vaccination public sur rendez-vous. Pour connaitre le centre le plus proche de votre domicile, consultez sante.fr ou appelez le 0800 009 110 (ouvert tous les jours de 6h à 22h).

Depuis le 25 février, les personnes de 50 à 64 ans inclus atteintes de comorbidités peuvent recevoir le COVID-19 vaccine Astra Zeneca® chez les médecins de ville et chez les médecins du travail volontaires pour participer à la campagne de vaccination. Renseignez-vous auprès de votre médecin.

Le vaccin est administré par voie intramusculaire. La vaccination comprend deux doses à 28 jours d’intervalle pour le Cominarty® (21 jours en Ephad) et le COVID-19 Vaccine Moderna®. L’intervalle est de 9 à 12 semaines pour le COVID-19 vaccine Astra Zeneca®.

Dossier COVID-19 de Santé publique France : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus

Dossier COVID-19 de  l’Organisation mondiale de la santé : https://www.who.int/fr/health-topics/coronavirus/coronavirus

Dossier vaccin COVID-19 de l’ANSM : https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/COVID-19-Vaccins/Vaccins-autorises/(offset)/3

Haute autorité de santé (HAS), avis du 15 décembre : Stratégie vaccinale contre le Sars-Cov-2. Recommandations intermédiaires sur les modalités de mise en œuvre de la vaccination : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3197104/fr/strategie-vaccinale-contre-le-sars-cov-2

Haute autorité de santé (HAS) : Stratégie de vaccination contre le SARS-CoV-2 - Place du vaccin à ARNm COMIRNATY® (BNT162b2) - (mis en ligne le 24/12/2020)

Haute autorité de santé (HAS) : Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 - Consultation de prévaccination contre la Covid-19 en soins de premier recours – Phase 1 - (mis en ligne le 24/12/2020)

Haute autorité de santé (HAS) :Synthèse sur la place du vaccin moderna dans la stratégie de vaccination contre la COVID-19 (mis en ligne le 8/01/2021)

Haute autorité de santé (HAS) :https://www.has-sante.fr/jcms/p_3235868/fr/strategie-de-vaccination-contre-la-covid-19-place-du-covid-19-vaccine-astrazeneca-dans-la-strategie (mis en ligne le 2/02/2021)

Haute autorité de santé (HAS) : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3234447/fr/covid-19-se-vacciner-decider-avec-son-medecin ((mis en ligne le 29/01/2021)

Quels sont les différents types de vaccins et comment fonctionnent-ils?

Aujourd’hui, différentes techniques de développement de vaccin sont utilisées. Certaines ont déjà été utilisées pour d’autres vaccins : des vaccins utilisant le virus entier (vivants atténués et vaccins inactivés), des vaccins à base de protéines. D’autres techniques sont plus récentes il s’agit des vaccins utilisant des acides nucléiques (ARN messager ou ADN) et des vaccins utilisant un vecteur viral réplicatif ou non réplicatif.

Comment sont surveillés les vaccins contre la COVID-19?

L’ANSM évalue la sécurité d’emploi des vaccins en assurant une surveillance continue des effets indésirables (ou effets secondaires) prévisibles ou inattendus. Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la COVID-19, l’ANSM met en place un dispositif spécifique de surveillance renforcée des effets indésirables sur le territoire français. 

Les objectifs sont de réaliser une évaluation continue de la sécurité des vaccins contre la COVID-19 afin d‘être en capacité de s’assurer de leur innocuité ou de prendre rapidement les mesures qui s’imposeraient, et de permettre au Ministère chargé de la Santé d’adapter la stratégie de vaccination, si nécessaire.

Ce dispositif repose sur une détection de signaux de sécurité en provenance de plusieurs sources.

Après commercialisation, la pharmacovigilance permet de suivre chaque semaine l’évolution des effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du Ministère chargé de la santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes.

L'ANSM a par ailleurs produit un guide pratique d'aide à la déclaration d'effets médicamenteux indésirables à destination des personnes vaccinées et de leur entourage.

Comment la France a-t-elle anticipé l'acquisition de vaccins?

Six contrats d’approvisionnement ont été signés au niveau européen, avec des quantités fixées au prorata des populations des Etats, soit 15% pour la France. Notre pays disposera d’un potentiel de 200 millions de doses, ce qui permettra de vacciner 100 millions de personnes soit plus que nos besoins ; il s’agit d’une marge de sécurité.

Comment s’organise la vaccination des personnes prioritaires ?

Les personnes prioritaires se verront proposer, en amont de la vaccination, une consultation médicale. Il s’agira de vérifier l’état de santé de la personne, d’éventuelles contre-indications, de lui donner toutes les informations nécessaires, et recueillir son consentement à la vaccination. Cette consultation médicale pourra, selon les cas, être immédiatement suivie de la vaccination.

Le vaccin contre la COVID-19 est-il obligatoire?

Non, le vaccin n'est pas obligatoire et la preuve de vaccination ne pourra donc pas être exigée. De plus, le consentement de la personne à la vaccination devra être recueilli au préalable.

Y a-t-il des restrictions de circulation pour les personnes non-vaccinées?

Non. Mais tant que l’épidémie sera présente, nous devons tous continuer d'adopter les gestes barrières.

Y a-t-il en France un passeport COVID maintenant que la vaccination est lancée?

Non, ce n'est pas à l'ordre du jour.

En revanche, un certificat de vaccination sera remis au patient par le centre après les injections.

Faut-il se faire vacciner si on a eu la COVID-19?

La Haute autorité de santé estimait dans ses recommandations du 17 décembre 2020, qu’il n’y avait pas lieu de vacciner systématiquement les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de la COVID.

Toutefois, dans le respect des recommandations préliminaires du 30 novembre, ces personnes doivent pouvoir être vaccinées si elles le souhaitent à l’issue d’une décision partagée avec le médecin. Dans ce cas la HAS indiquait de respecter un délai minimal de 3 mois à partir du début des symptômes.

Dans son avis du 11 février 2021, la HAS indique qu’il est préférable d’attendre 6 mois après la maladie pour se faire vacciner, et de ne faire qu’une dose de vaccin. Cet avis est en attente de la validation du ministère de la santé.

Quelles sont les questions qui me sont posées avant la vaccination?

Sur place, un médecin ou tout autre soignant vous posera quelques questions ou vous fera remplir vous-même un questionnaire très simple visant à vérifier que vous pouvez être vacciné normalement. Les questions en résumé sont les suivantes :

  • Avez-vous eu la COVID au cours des 3 derniers mois ?
  • Avez-vous été vacciné contre la grippe ces 3 dernières semaines ?
  • Souffrez-vous d’allergies graves ?
  • Avez-vous de la fièvre ou d’autres symptômes ?
  • Avez-vous été en contact avec un cas confirmé dans les 7 derniers jours?
  • Etes-vous enceinte?

Comment se passe la vaccination pour les 75 ans et plus (hors établissement) ?

Concrètement, si vous avez 75 ans ou plus, vous êtes libre d’aller consulter votre médecin pour lui poser toutes vos questions et vérifier que vous pouvez être vacciné. Mais vous pouvez aussi aller directement dans le centre de vaccination, sans aller d’abord chez votre médecin.

Une fois dans le centre, un questionnaire sera à remplir. Ensuite, vous serez invité à vous faire vacciner directement, par un médecin, un infirmier ou tout autre soignant habilité à le faire. Il s’agit d’une injection intramusculaire, dans l’épaule le plus souvent, comme la plupart des vaccins. Puis, vous serez invité à rester 15 minutes sur place par mesure de sécurité. Cette opération devra être recommencée pour le « rappel » 28 jours plus tard. Ainsi, vous serez protégé contre les formes graves de COVID.

Comment obtenir un rendez-vous dans un centre ?

Trois moyens se présentent à vous:

  • Vous pouvez effectuer la prise de rendez-vous en ligne, directement sur la plateforme du centre de vaccination le plus proche de chez vous ou via le site www.sante.fr (7j/7 et 24h/24). Santé.fr vous redirige vers la fiche du centre de vaccination le plus proche et vous permet d’accéder à la plateforme de rendez-vous en ligne dédiée à ce centre.
  • Il est conseillé de vous orienter en priorité vers les dispositifs locaux mis à votre disposition pour aider à la prise de rendez-vous, comme les plateformes téléphoniques départementales ou régionales.
  • Vous pouvez également utiliser l’application TousAntiCovid pour prendre rendez-vous.

Si besoin, faites-vous accompagner dans cette démarche en ligne par vos proches.

En cas de difficulté, vous pouvez contacter le numéro vert national 0 800 009 110 pour être redirigé vers le standard téléphonique du centre le plus proche ou obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

Où sont les centres de vaccination ?

Vous pouvez trouver le centre de vaccination le plus proche de vous, en allant sur le site www.sante.fr ou en appelant le numéro national (0 800 009 110) Par ces deux moyens, vous pouvez également prendre rendez-vous. 

Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre médecin traitant.

Pourra-t-on se faire vacciner à domicile ?

Le sujet de la vaccination à domicile des personnes âgées trop fragiles pour se déplacer vers un centre de vaccination est actuellement en cours d’organisation dans chaque département, notamment avec des équipes mobiles et des centres itinérants. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour en connaître les modalités.

Quel est le numéro national pour trouver un centre ou pour avoir des informations sur la vaccination ?

Le numéro est le 0 800 009 110. Lorsque vous appellerez, vous aurez à taper votre code postal, pour être mis en contact automatiquement avec le numéro de téléphone d’un centre près de chez vous.

Pourra-t-on choisir son vaccin?

Non, il n’est pas possible de choisir son vaccin. Vous serez vacciné avec le vaccin disponible dans le centre choisi.

Après avoir reçu une première dose de vaccin, comment être sûr à 100 % que la seconde sera disponible ?

L’organisation mise en place lors de la prise de rendez-vous des populations prioritaires à la vaccination permet de garantir qu’une personne ayant reçu une première dose de vaccin recevra dans les délais la seconde dose. Quand un patient prend son rendez-vous sur santé.fr ou par téléphone pour sa première injection, un second rendez-vous est automatiquement bloqué dans le système de réservation du centre de vaccination. Ainsi, chaque personne est assurée de bénéficier des deux doses du vaccin, le centre de vaccination ne pouvant accepter de nouvelles inscriptions à la condition d’avoir des doses pour deux créneaux à un mois d’écart.

D’autres vaccins seront-ils bientôt autorisés en France ?

L’étude de plusieurs candidats vaccins est en cours par l’agence européenne du médicament (EMA):

  • Le vaccin du laboratoire Janssen- CilagInternational
  • Le vaccin du laboratoire Novavax 
  • Le vaccin du laboratoire CureVac AG

La vaccination est-elle gratuite ?

Oui. La vaccination est gratuite pour tous.

Pourquoi ne pas vacciner les personnes de moins de 50 ans?

Dans le cadre de la stratégie vaccinale, le facteur priorisant est l’âge. L’âge avancé est le facteur de risque le plus important. Le vaccin protège des formes graves pulmonaires or le risque de développer des formes graves pulmonaires est plus faible quand on a moins de 50 ans. Il faut donc privilégier d’abord les personnes qui risquent de développer des formes graves plutôt que des personnes qui risquent de développer des formes bénignes de la maladie et n’ont pas forcément besoin d’être vaccinées dans l’urgence.

A noter que les soignants de moins de 50 ans porteurs d’une comorbidité font partie des publics prioritaires et peuvent dès à présent se faire vacciner.

Si je suis vacciné et en contact avec un malade de la COVID-19, dois-je prendre des précautions, comme le port du masque ?

En l’état des connaissances, les vaccins aujourd’hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes, mais la réduction de la contagiosité est incertaine.

Le port du masque reste donc nécessaire. Plus généralement, une personne vaccinée doit continuer d’adopter les gestes barrières.

Faut-il se faire tester avant d’être vacciné ?

Il n’est pas utile de se faire tester de manière automatique avant de se faire vacciner. Cependant si une personne est cas contact, la vaccination doit être repoussée et un test réalisé pour confirmer ou non une infection. Si le test est négatif, la vaccination pourra alors avoir lieu.

Le vaccin empêche-t-il la transmission du virus ?

En l’état des connaissances, les vaccins aujourd’hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes, mais la réduction de la contagiosité est incertaine. C’est pour cela qu’il est recommandé de poursuivre le respect des gestes barrières, même lorsqu’on est vacciné.

Comment savoir combien de personnes sont vaccinées en France?

Le nombre de personnes vaccinées est mis à jours quotidiennement sur l’application TousAntiCovid.

Comment explique-t-on que le délai pour se faire vacciner est déjà de plusieurs semaines dans certaines régions ?

Depuis le 15 janvier 2021, la vaccination concerne des publics prioritaires qui représentent près de 7 millions de Français. Ceux-ci doivent être pris en compte au rythme des livraisons de doses de vaccin et en garantissant la seconde injection entre trois et douze semaines après la première selon le vaccin.

Le variant « britannique » peut-il réduire l’efficacité de la vaccination ?

A ce stade, les scientifiques du monde entier considèrent qu’il y a très peu de risques que le vaccin soit moins efficace sur ce nouveau variant. Très peu de risques ne veut pas dire absence de risques : des études sont menées pour vérifier que le vaccin reste efficace. On a de bonnes raisons d’espérer que le vaccin garde toute son efficacité puisque la protéine qui est mutée dans le variant anglais n’est pas la partie de la protéine qui est ciblée par le vaccin.

Pourquoi vacciner contre un virus qui ne cesse de muter ?

Etant donné la circulation importante de la souche initiale de SARS-COV 2, il demeure essentiel de protéger la population des formes graves de la COVID-19 par la vaccination.