COVID-19

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Mis à jour le

En France, plus de 430 000 hospitalisations et plus de 103 000 décès liés à la Covid-19 ont été recensés entre le 1er mars 2020 et fin avril 2021.

La circulation du virus reste forte mais le déploiement de la vaccination s’accélère et pourrait en permettre le contrôle. C’est ainsi que dès le 10 mai toutes les personnes de plus de 50 ans pourront se faire vacciner, et à partir du 12 mai les doses disponibles en fin de journée seront accessibles à toutes les personnes majeures le lendemain "sans limite d'âge".
La Covid-19 est une maladie infectieuse causée par un coronavirus, le Sars-CoV-2, qui touche principalement les voies respiratoires. La transmission se fait par contact étroit avec une personne porteuse du virus (essentiellement à l’occasion d’un contact direct ou par l’intermédiaire des sécrétions respiratoires émises dans l’air quand on tousse, qu’on éternue ou qu’on parle). Cette maladie est apparue en Chine fin 2019 et le virus a été identifié début janvier 2020.
De nouveaux variants du virus circulent depuis début 2021 (en particulier ceux initialement découverts au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil). Le variant apparu au Royaume Uni est devenu majoritaire en France fin février et représente maintenant plus de 80%des cas ; il est plus contagieux et semble donner des formes plus graves.

 

Dans la très grande majorité des cas, la Covid-19 est une maladie bénigne, voire sans symptômes apparent, mais elle peut être très grave, notamment chez les personnes de plus de 65 ans et les personnes obèses ou fragilisées par certaines maladies chroniques.

Les signes les plus fréquents sont la fièvre, la toux et une grande fatigue. D’autres symptômes moins courants sont des douleurs musculaires ou articulaires, un mal de tête, un mal de gorge, des éruptions, des nausées et des vomissements, des frissons ou des vertiges, une perte du goût et de l’odorat.

La maladie peut s’aggraver au bout de quelques jours, avec une gêne respiratoire croissante nécessitant la mise sous oxygène. D’autres complications peuvent apparaître, avec des conséquences sur le foie, le cœur et le cerveau.

Des symptômes prolongés au décours de la Covid-19 peuvent survenir même chez des personnes ayant fait des formes peu sévères. Ces symptômes sont variables, et peuvent évoluer de façon fluctuante sur plusieurs semaines ou mois.

Des traitements avec des anticorps de synthèse sont désormais autorisées en France pour traiter, dans les 5 jours après le début des symptômes, les adultes les plus à risque de forme grave de Covid-19.

En France, d'après la HAS, au 2 mars  2021, les facteurs de risque d’hospitalisation ou de décès, observés avant le début de la vaccination, étaient l’âge et les maladies associées.

La prévention repose toujours en premier lieu sur l’application des mesures barrières et sur la la limitation des contacts physiques. La vaccination vient compléter ces mesures de contrôle.

Quatre vaccins sont autorisés en France :

  • le Comirnaty® du laboratoire Pfizer/bioNTech depuis le 27 décembre 2020,
  • le COVID-19 Vaccine Moderna® du laboratoire Moderna depuis le 6 janvier 2021,
  • le Vaxzevria ® du laboratoire AstraZeneca depuis le 29 janvier 2021,
  • le COVID-19 Vaccine Janssen® du laboratoire Janssen-Cilag international depuis  le 11 mars 2021.

Le vaccin contre La COVID-19

Les indications sont proposées comme pour tous les vaccins en France, par la Haute Autorité de Santé, et validées par le ministère chargé de la santé.

QUI ?

Actuellement sont éligibles à la vaccination :

  1. L’ensemble des personnes de 55 ans et plus quel que soit leur lieu de vie et leur état de santé (avec ou sans comorbidités) ; à partir du 10 mai toutes les personnes de 50 ans et plus pourront se faire vacciner.
  2. Les personnes de 18 à 54 ans inclus souffrant d’une ou plusieurs des comorbidités listées ci-dessous :
  • Pathologies cardio-vasculaires
  • Pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale, notamment
  • Insuffisance rénale chronique ;
  • Obésité avec indice de masse corporelle supérieure ou égale à 30 ;
  • Cancer ou hémopathie maligne actif de moins de 3 ans ;
  • Maladies hépatiques chroniques en particulier le cirrhose  ;
  • Immunodépression congénitale ou acquise ;
  • Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;
  • Pathologies neurologiques
    • maladies du motoneurone,
    • myasthénie grave,
    • sclérose en plaques,
    • maladie de Parkinson,
    • paralysie cérébrale,
    • quadriplégie ou hémiplégie,
    • tumeur maligne primitive cérébrale,
    • maladie cérébelleuse progressive,
    • troubles psychiatriques,
    • démence

3.  Les personnes de plus de 16 ans ayant une pathologie qui les expose à un très haut risque face à la Covid-19. Il s’agit des personnes adultes :

  • atteintes de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie,
  • atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés,
  • transplantées d’organes solides,
  • transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques,
  • atteintes de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes,
  • atteintes de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (voir la liste),
  • atteintes de trisomie 21.

 4.  Les proches de plus de 16 ans d’une personne sévèrement immunodéprimée (résidant au même domicile ou apportant une aide quotidienne)

 5. Quel que soit leur âge les adultes suivants :

  • Les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse ;
  • Les résidents en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et unités de soins de longue durée ou hébergées en résidences autonomie et résidences services ;
  • Les personnes en situation de handicap hébergées en maisons d’accueil spécialisées (MAS) et foyers d’accueil médicalisés (FAM) ;
  • Les professionnels du secteur de la santé et du secteur médico-social appartenant aux catégories suivantes :
    • l’ensemble des membres des professions de santé définis par le code de la santé publique (voir liste ici),
    • les autres professionnels des établissements de santé et des établissements et services médico-sociaux (les personnels employés par l’établissement et les personnels d’entreprises prestataires exerçant en continu au sein de l’établissement),
    • les professionnels des résidences services,
    • les professionnels des centres d’hébergement spécialisés pour les personnes atteintes de la Covid-19,
    • les professionnels de l’aide à domicile et les salariés du particulier employeur intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables (recevant l’APA ou la PCH),
    • les prestataires de services et distributeurs de matériel intervenant au domicile des patients,
    • les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires,
    • les personnels composant les équipages des véhicules des entreprises de transport sanitaire,
    • les étudiants et élèves en santé au contact des patients,
    • les assistants de régulation médicale durant leurs stages en établissement ou en SMUR,
    • les professions à "usage de titre" reconnues par diverses lois non codifiées (ostéopathes, chiropracteurs, psychothérapeutes, psychologues),
    • les secrétaires médicaux en cabinet de ville et les assistants médicaux,
    • les médiateurs de lutte anti-Covid,
    • les vétérinaires.

     5.  D'autres professionnels, âgés de 55 ans et plus, considérés aussi comme plus exposés aux virus, peuvent se faire vacciner en centre de vaccination, avec le vaccin Vaxzevria® d'AstraZeneca, sur des créneaux dédiés :

              - Professionnels prioritaires du secteur public :

  • les professeurs des écoles, collèges, lycées ;
  • les ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) ;
  • les agents au contact des élèves en école, collège, lycée ;
  • les AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) ;
  • les professionnels de la petite enfance – dont les assistants maternels ;
  • les professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse et les professionnels de la protection de l’enfance ;
  • les policiers nationaux et municipaux ;
  • les gendarmes ;
  • les surveillants pénitentiaires 
  • les douaniers de la branche surveillance

           - Professionnels prioritaires du secteur privé :

  • Conducteurs de véhicule ;
    • Conducteurs de bus, de ferry et de navette fluviale,
    • Conducteurs et livreurs sur courte distance,
    • Conducteurs routiers ;
    • Chauffeurs Taxi ;
    • Chauffeurs VTC ;
    • Contrôleurs des transports publics ;
  • Agents d’entretien ;
    • Agents de nettoyage,
    • Agents de ramassage de déchets,
    • Agents de centre de tri des déchets,
  • Agents de gardiennage et de sécurité ;
  • Commerces d’alimentation ;
    • Caissières,
    • Employés de libre-service,
    • Vendeurs de produits alimentaires dont bouchers, charcutiers, traiteurs, boulangers, pâtissiers (chefs d’entreprise inclus) ;
  •  Professionnels des pompes funèbres ;
  •  Ouvriers non qualifiés de l’industrie agroalimentaire ;
  • Salariés des abattoirs,
  • Salariés des entreprises de transformation des viandes.

     Ces professionnels pourront se rendre sur le site de l’ARS de leur région pour consulter la liste des centres concernés. Ils pourront directement se présenter dans le centre choisi, sur l’un des créneaux dédiés et se faire vacciner sur présentation d’un justificatif d’éligibilité :

  •  pour les salariés : une déclaration sur l’honneur ou un bulletin de salaire ;
  •  pour les travailleurs indépendants : une déclaration sur l’honneur ou la carte professionnelle.

Situations particulières

  • Vaccination en Outremer

En Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna, la vaccination est ouverte à toutes les personnes de plus de 18 ans, sans autre critère.

À Mayotte, la vaccination est ouverte à toutes les personnes de plus de 16 ans, sans autre critère.

A La Réunion, la vaccination est également ouverte depuis le 30 avril à toutes les personnes de plus de 18 ans avec facteurs de risque, et depuis le 3 mai aux personnes de plus de 50 ans, sans autre critère.

  • Les personnes qui ont déjà fait la Covid-19

Depuis février 2021 il est recommandé de vacciner 6 mois après la maladie les personnes qui ont fait la Covid-19 et de ne faire qu’une dose de vaccin, sauf pour les personnes immunodéprimées. 

  • Les femmes enceintes ou allaitantes

Les données des études sont encore incomplètes mais n’ont pas montré de retentissement sur le développement du fœtus. Si une première dose de vaccin a été administrée alors que la grossesse n’était pas connue, il n’y a pas d’élément inquiétant pour la mère et pour l’enfant à naitre.

Les femmes enceintes à partir du 2ème trimestre de grossesse font désormais partie des populations prioritaires ; elles peuvent se faire vacciner en centre de vaccination.

Il n’y a pas d’étude sur le passage dans le lait ou chez la femme allaitante, mais il n’y a pas d’effet attendu chez le nourrisson allaité par une femme vaccinée. L'allaitement est donc possible.

  • Les personnes immunodéprimées et leur entourage 

Les personnes sévèrement immuno-déprimées doivent recevoir 3 doses de vaccin à ARNm, car les données récentes montrent que leur taux d'anticorps est insuffisant après deux doses de vaccin. Leur entourage et les professionnels qui s’occupent d’eux doivent aussi être vaccinés. 

  • Entourage des personnes vulnérables, âgées ou atteintes de handicap

Les proches aidants familiaux de personnes âgées en perte d’autonomie et titulaires d’une allocation personnalisée d’autonomie (APA , les proches aidants familiaux des personnes atteintes de handicap et bénéficiaires d’une allocation prestation de compensation du handicap (PCH aide humaine ou ACTP) ou de l’allocation tierce personne doivent être vaccinées.

QUEL VACCIN ?

Le vaccin Vaxzevria® d'AstraZeneca peut être administré aux personnes de plus de 55 ans.  En effet les cas extrêmement rares d’effets secondaires signalés dans certains pays européens sont apparus en grande majorité chez des personnes âgées de moins de 55 ans.

Le COVID-19 Vaccine Janssen® de Johnson & Johnson peut être administré aux personnes de plus de 55 ans. 

Les vaccins à ARNm (Pfizer-BioNTech et Moderna) sont, eux, préférentiellement réservés aux personnes âgées de moins de de 55 ans et peuvent être administrés aux autres publics cibles quel que soit leur âge.

N'hésitez pas à en parler avec votre médecin.

Les données des essais cliniques

Pour délivrer l’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau vaccin, l'Agence Européenne du médicament (EMA) réunit des scientifiques indépendants qui étudient toutes les données collectées par les laboratoires sur les vaccins.

  • Pour le vaccin Comirnaty® de Pfizer/BioNtech, l’EMA a donné le 21 décembre 2020 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 43 000 personnes de 16 à 85 ans ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 95 %. Cette efficacité, très élevée, était comparable quels que soient l’âge, le sexe, la corpulence, le groupe ethnique et la présence de facteurs de risque.
  • Pour le vaccin COVID-19 Vaccine Moderna® du laboratoire Moderna, l’EMA a donné le 6 janvier 2021 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 30 350 personnes de 18 ans et plus ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 94 %. Cette efficacité est très élevée.
  • Pour le vaccin Vaxevria® du laboratoire AstraZeneca, l’EMA a donné le 29 janvier 2021 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 16 437 personnes de 18 ans et plus ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 62 %. L’allongement de l’intervalle entre 2 doses jusqu’à 12 semaines s’accompagne d’une augmentation de l’efficacité vaccinale.
  • Pour le vaccin COVID-19 Vaccine Janssen® du laboratoire Johnson&Johnson, l’EMA a donné le 11 mars 2021 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 39 321 personnes de 18 ans et plus ayant reçu pour moitié le vaccin (une injection) et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 66,9%, et de 93,1 % pour prévenir les hospitalisations.

Les données de terrain

Le suivi des très nombreuses personnes déjà vaccinées en Grande Bretagne et en Israël confirme l’efficacité des vaccins notamment sur la diminution des formes graves de la COVID-19.

  • En Israël, 597 000 personnes de 16 ans et plus nouvellement vaccinées par le vaccin Pfizer ont été suivies du 20/12/20 au 1/02/2021. Au cours de la période de suivi commençant 7 jours après la deuxième dose, l’efficacité vaccinale était de 92 % pour la prévention des infections, de 94 % pour la prévention des maladies symptomatiques, de 87% pour la prévention des hospitalisations, et de 92 % pour la prévention des formes graves de la maladie.
  • En Ecosse, une étude de cohorte sur 99% de la population (5,4 millions) a étudié l’impact de la vaccination contre la Covid-19 sur les hospitalisations entre le 8/12/2020 et le 15/02/2021. La vaccination par un des deux vaccins Pfizer ou Astra Zeneca réduisait le nombre d’hospitalisations quelle que soit la tranche d’âge : 85% pour les 18-64 ans, 79% pour les 65-79 ans et 81% pour les plus de 80 ans.
  • Aux Etats Unis, une étude dans 24 hôpitaux de 14 états a montré une diminution de 94 % des hospitalisations des personnes de plus de 65 ans ayant reçu 2 doses de vaccin Pfizer ou Moderna, et de 64% de celles qui n’avait reçu qu’une dose.
  • En Grande Bretagne, une étude a pris en compte 57 000 contacts de 24 000 ménages dans lesquels il y avait un cas confirmé de Covid 19 qui avait reçu une vaccination, comparativement à près d’un million de contacts de cas non vaccinés. L’étude montre que les personnes qui sont infectées 3 semaines après avoir reçu une dose du vaccin Pfizer-BioNTech ou AstraZeneca étaient entre 38 % et 49 % moins susceptibles de transmettre le virus à leurs contacts familiaux que ceux qui n’étaient pas vaccinés.

Balance des bénéfices et des risques de la maladie et de la vaccination

Il apparaît en synthèse (source HAS) que :

  • Les personnes vaccinées sont bien moins souvent malades que les personnes non vaccinées.
  • Les risques du vaccin sont bien moins fréquents que les risques de la maladie.

Quatre vaccins contre la COVID-19 sont disponibles en France :

  • Le vaccin Pfizer/BioNtech sous le nom de Comirnaty® ;
  • Le COVID-19 Vaccine Moderna®;
  • Le vaccin AstraZeneca sous le nom de Vaxzevria®;
  • Le COVID-19 Vaccine Janssen®.

Les vaccins et leur injection sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie.

Attestation de vaccination

Depuis le 3 mai 2021, toute personne vaccinée contre la Covid-19 peut demander au professionnel de santé de lui remettre une attestation de vaccination dite « certifiée » au format papier.

Cette attestation de vaccination contre la Covid-19 est disponible sur VaccinCovid. Le professionnel de santé pouvait déjà télécharger une synthèse vaccinale à partir de ce téléservice et la remettre à la personne qu’il vaccine.

L’attestation de vaccination contient en clair les seules données suivantes : identification de la personne vaccinée, nom du vaccin pour la dernière injection, date de la dernière injection et statut vaccinal.

Elle comporte aussi 2 cachets électroniques visibles :

  • le Data matrix, une sorte de QR code authentifiant le document via la norme 2D-DOC employée par l’administration française pour certifier ses documents ;
  • le QR code qui permet, en le flashant, d’enregistrer l’attestation dans la fonctionnalité Carnet de l’application mobile TousAntiCovid
  • Elle est appelée à évoluer pour s’adapter aux normes européennes, afin de faciliter dans un premier temps la circulation des citoyens européens sur le territoire de l’Union, puis internationale.

Dans la seconde quinzaine de mai, les personnes vaccinées pourront aussi récupérer cette attestation de manière autonome et sécurisée à partir d’un téléservice en cours de développement. Un message signalant la disponibilité de ce nouveau service sera envoyé à tous les détenteurs d’un compte ameli.

À noter : pour les personnes qui ne maîtrisent pas les outils numériques ou qui n’y ont pas accès, l’Assurance Maladie pourra adresser par courrier leur attestation de vaccination certifiée.

En cas de difficultés sur l’appli TousAntiCovid : Un dispositif d’assistance téléphonique gratuit est mis à la disposition des utilisateurs 7 jours sur 7, de 9 h à 20 h au 0 800 08 71 48. Un guide pour récupérer et stocker son attestation de vaccination est également disponible dans la foire aux questions de l’appli TousAntiCovid.

Les contre-indications sont déterminées pour chaque vaccin et sont précisées par l’EMA et l’ANSM.

Elles figurent dans la notice de chaque vaccin contre la COVID-19.

  • Les quatre vaccins sont contre-indiqués chez les personnes ayant présenté une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients du vaccin.
  • Les vaccins Comirnaty® et COVID-19 Vaccine Moderna® ne sont pas recommandés chez des personnes ayant présenté des manifestations allergiques graves telles des réactions anaphylactiques.

Les données des essais cliniques

L’Agence Européenne du médicament (EMA) réunit des scientifiques indépendants qui étudient toutes les données collectées par les laboratoires sur les vaccins.

Pour le Comirnaty® de Pfizer/BioNtech, les essais cliniques ont été faits auprès de 43 000 personnes de 16 à 85 ans ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires, faibles ou modérées au point d’injection, la fatigue et les maux de tête. Des effets graves ont été observés très rarement et à la même fréquence dans les 2 groupes (vaccin et placebo).

Pour le COVID-19 Vaccine Moderna®, les essais cliniques ont été faits auprès de 30 350 personnes de 18 ans et plus qui ont reçu pour moitié le vaccin (2 injections) et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires au point d’injection, la fatigue, des maux de tête et des douleurs musculaires ou articulaires.

Pour le VaxZevria® d'AstraZeneca, les données de tolérance portent sur une analyse sur 23 475 sujets de 18 ans et plus. La plupart des manifestations locales et évènements systémiques rapportés sont essentiellement des douleurs au point d’injection, des maux de tête, de la fatigue, des douleurs musculaires, des malaises, de la fièvre et des frissons, qui disparaissent généralement en 5 à 7 jours après l’injection. Ces évènements indésirables sont moins fréquents après l’injection de la 1ère dose qu’après l’injection de la 2eme dose.  Les évènements indésirables graves sont très rares.

Pour le COVID-19 vaccine Janssen®, les données de tolérance portent sur une analyse sur 39 321 personnes de 18 ans et plus. La plupart des effets indésirables étaient des douleurs au point d’injection (48,7%) ou de la fatigue, des courbatures ou maux de tête de courte durée. Les réactions d’hypersensibilité et d’accident de type thrombotique / thromboembolique était légèrement supérieur dans le groupe des vaccinés par rapport au groupe placebo. Les événements indésirables graves étaient peu fréquents (< 0,5%) et comparables entre les 2 groupes vaccin et placebo.

Données de terrain

A partir de la commercialisation de chaque vaccin, la pharmacovigilance réalisée par l’ANSM suit chaque semaine la survenue d’effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du ministère de la Santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes.

En cas de doute sur l’existence d’un effet secondaire grave ou inattendu, l’ANSM met également en place des études de pharmaco-épidémiologie dans le but de confirmer ou informer la relation entre la vaccination et cet évènement. Elle a mis en ligne une affiche, un guide et deux fiches d’information destinées aux personnes vaccinées :

En effet des effets indésirables ont été déclarés en France à l'ANSM avec le vaccin Comirnaty®, le COVID-19 Vaccine Moderna® et le vaccin VaxZevria®. Actuellement aucun de ces effets indésirables ne remettent en cause le rapport bénéfice risque des vaccins utilisés.

  • Avec le vaccin Comirnaty®, la majorité des effets indésirables sont attendus et non graves. A côté des troubles généraux et au point d’injection du vaccin déjà connus, ont été observés notamment des cas d’hypertension artérielle et des troubles du rythme cardiaque. Ces troubles ont la plupart du temps été transitoires et rapidement réversibles. Des cas de zona ont été rapportés. Plus récemment quelques cas de myocardite ont été décrits.
  • Avec le COVID-19 Vaccine Moderna®, un certain nombre de déclarations concernent des réactions retardées locales non graves. 
  • Avec le vaccin Vaxzevria®d’AstraZeneca :
    • des syndromes évocateurs de grippe, souvent de forte intensité, ont été observés chez les professionnels de santé, majoritairement âgés de moins de 50 ans (âge moyen 31 ans). L’ANSM conseille donc de vacciner de façon échelonnée le personnel d’un même service ;
    • des cas d'accidents dus à la  formation de caillots sanguins et d’hémorragies ont été rapportés et ont conduit à un arrêt de la vaccination le 15 mars  Mais l'Agence européenne médicament a indiqué le 18 mars qu’ils ne sont pas plus fréquents que dans la population générale. Un effet exceptionnel, des caillots dans les vaisseaux du cerveau et du tube digestif a été observé surtout chez des personnes de moins de 55 ans. Il a donc été décidé en France de reprendre la vaccination le 19 mars et pour l’instant de réserver ce vaccin aux personnes prioritaires de plus de 55 ans. En France, au 8 avril, sur 2,7 millions d'injections, l’ANSM a observé 23 cas de ces caillots. Cela représente moins d’un cas pour 100 000 injections. Il y a eu huit décès ce qui représente moins de trois cas pour un million d’injections.
    • L'Agence européenne du médicament a confirmé le 7 avril que ces évènements étaient très rares et ne remettaient pas en cause l’intérêt de la vaccination.
    • En cas de difficultés respiratoires, de douleurs dans la poitrine, de gonflement des jambes, de douleur persistante au niveau du ventre, de mal de tête sévère ou de vision trouble, de l’apparition de petits points rouges au niveau de l’injection, les personnes devront consulter leur médecin.
  • Avec le COVID-19 Vaccine Janssen®
    • Les autorités de santé aux USA ont annoncé que 6,8 millions de doses avaient été administrées au 12 avril aux USA. Parmi elles, six cas d'un type rare et grave de caillot sanguin chez des personnes avec un faible taux de plaquettes sanguines ont été retrouvés.
    • Le 23 avril, les autorités américaines ont confirmé qu'un total de 15 cas de caillots et de faibles taux de plaquettes ont été observés y compris les six cas signalés initialement. Tous ces cas sont survenus chez des femmes âgées de 18 à 59 ans, l'âge médian étant de 37 ans. Les rapports indiquent que les symptômes sont apparus entre 6 et 15 jours après la vaccination. Dans sept cas, au moins un autre facteur de risque était présent : une obésité pour six patientes, une hypothyroïdie pour une et une contraception orale combinée pour une.  Le rapport bénéfice /risque étant très favorable, la vaccination qui avait été suspendue une semaine aux USA a repris le 23 avril.
    • L'Agence européenne du médicament avait confirmé le 20 avril que ces évènements étaient très rares et ne remettaient pas en cause l’intérêt de la vaccination. Elle a donc été mise en œuvre en France à partir du 24 avril.
    • Ces effets indésirables semblent être extrêmement rares. Les personnes ayant reçu le vaccin de qui développent des maux de tête sévères, des douleurs abdominales, des douleurs aux jambes ou un essoufflement dans les trois semaines suivant la vaccination doivent contacter leur professionnel de santé.

Prescription

Le vaccin contre la Covid-19 peut être prescrit et administré par un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un infirmier. Son administration est précédée d’un questionnaire.

De plus, pour faciliter la campagne de vaccination, le ministère de la santé, après avis de la Haute Autorité de Santé, a autorisé plus de professionnels à administrer les vaccins contre la Covid-19 : les chirurgiens-dentistes, les techniciens de laboratoire et les manipulateurs radio, les pompiers et les marins pompiers, les vétérinaires et les étudiants de différentes professions de santé. Toutes ces personnes doivent avoir reçu une formation spécifique. Elles ne peuvent pas vacciner les femmes enceintes, ni les personnes présentant des troubles de la coagulation ou les personnes ayant des antécédents d’allergie à un composant du vaccin ou ayant présenté une réaction allergique à la première injection 

La vaccination contre la Covid-19 est réalisée dans les EHPAD, les établissements de santé et dans les centres de vaccination public sur rendez-vous. Pour connaitre le centre le plus proche de votre domicile, consultez sante.fr ou appelez le 0800 009 110 (ouvert tous les jours de 6h à 22h).

La Cnam a mis en place un dispositif spécifique pour aider les personnes de plus de 75 ans à se faire vacciner. Celles-ci vont recevoir un courrier avec la marche à suivre pour avoir un rendez-vous près de chez elles.

Un site indépendant a été lancé en France pour aider les personnes désireuses d'être vaccinées contre le Covid-19 à trouver un créneau : Covidliste s'adresse à toutes les personnes désireuses d'être vaccinées, même à celles non éligibles. Il vise à les mettre en relation avec les centres de vaccination qui disposent de doses inutilisées, par exemple à cause de l'annulation d'un rendez-vous, pour éviter qu'elles ne se perdent. 

Administration

Le vaccin est administré par voie intramusculaire. La vaccination comprend deux doses à 6 semaines d’intervalle pour le Comirnaty® (21 jours en Ephad) et le COVID-19 Vaccine Moderna®. L’intervalle est de 12 semaines pour le VaxZevria®.

Pour le vaccin Janssen, une seule injection suffit.

Compte tenu du déroulement de la campagne vaccinale, le ministère de la santé recommande :

  • d’utiliser le vaccin Vaxzevria® d'AstraZeneca et le COVID-19 Vaccine Janssen® pour les personnes âgées de 55 ans et plus, qui constituent la très grande majorité des personnes prioritaires actuelles ;
  • d’utiliser les vaccins à ARNm (Comirnaty® et COVID-19 Vaccine Moderna®) chez les personnes éligibles à la vaccination âgées de moins de 55 ans, dans l’attente de données complémentaires sur les vaccins Vaxzevria® et COVID-19 Vaccine Janssen®.
  • concernant les personnes de moins de 55 ans ayant déjà reçu une première dose du vaccin AstraZeneca, d'utiliser pour la deuxième dose un vaccin Comirnaty® (Pfizer) ou un Covid-19 Vaccine Moderna®, dans un délai de 12 semaines après la première dose du vaccin Vaxzevria®  d’AstraZeneca.

Pour rappel, les médecins, les pharmaciens et les infirmiers peuvent, à ce jour, vacciner les populations suivantes avec le vaccin Vaxzevria® et le COVID-19 Vaccine Janssen®.

  • les personnes âgées de 55 et plus 
  • les professionnels : de santé, d’un établissement de santé, d’un établissement ou service médico-social intervenant auprès de personnes vulnérables, les salariés de particulier employeur intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables et les sapeurs-pompiers de 55 ans et plus.

Dossier COVID-19 de Santé publique France : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus

Dossier COVID-19 de  l’Organisation mondiale de la santé : https://www.who.int/fr/health-topics/coronavirus/coronavirus

Dossier vaccin COVID-19 de l’ANSM : https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/COVID-19-Vaccins/Vaccins-autorises/(offset)/3

Haute autorité de santé (HAS) : Stratégie de vaccination contre le SARS-CoV-2 - Place du vaccin à ARNm COMIRNATY® (BNT162b2) - (mis en ligne le 24/12/2020))

Haute autorité de santé (HAS) :Synthèse sur la place du vaccin moderna dans la stratégie de vaccination contre la COVID-19 (mis en ligne le 8/01/2021)

Haute autorité de santé (HAS) : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3234447/fr/covid-19-se-vacciner-decider-avec-son-medecin ((mis en ligne le 29/01/2021, mis à jour le )

Haute autorité de santé (HAS) :https://www.has-sante.fr/jcms/p_3235868/fr/strategie-de-vaccination-contre-la-covid-19-place-du-covid-19-vaccine-astrazeneca-dans-la-strategie (mis en ligne le 2/02/2021, mis à jour le 26/02/21)

Haute Autorité de santé (HAS) :  https://www.has-sante.fr/jcms/p_3240075/fr/strategie-de-vaccination-contre-le-sars-cov-2-extension-des-competences-vaccinales-des-professionnels-de-sante (mis en ligne le 2/03/2021)

Haute Autorité de santé (HAS) :  https://www.has-sante.fr/jcms/p_3244283/fr/avis-n-2021-0018/ac/seesp-du-19-mars-2021-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante-sur-la-place-du-vaccin-astrazeneca-dans-la-strategie-vaccinale-suite-a-l-avis-de-l-agence-europeenne-des-medicaments-concernant-des-evenements-indesirables-survenus-dans-plusieurs-pays-europeens-chez-des-personnes-vaccinees (mis en ligne le 19/03/ 2021)

Haute Autorité de santé (HAS) :  https://www.has-sante.fr/jcms/p_3245599/fr/avis-n-2021-0023/ac/seesp-du-25-mars-2021-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante-relatif-a-l-elargissement-des-competences-vaccinales-dans-le-cadre-de-la-campagne-de-vaccination-de-masse-contre-le-sars-cov-2 (mis en ligne le 26/03/2021)

Haute Autorité de santé (HAS) : Type-de-vaccin-a-utiliser-pour-la-seconde-dose-chez-les-personnes-de-moins-de-55-ans-ayant-recu-une-premiere-dose-du-vaccin-astrazeneca https://www.has-sante.fr/jcms/p_3260361/fr/avis-n-2021-0027/ac/seesp-du-8-avril-2021-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante-concernant-le-type-de-vaccin-a-utiliser-pour-la-seconde-dose-chez-les-personnes-de-moins-de-55-ans-ayant-recu-une-premiere-dose-du-vaccin-astrazeneca-nouvellement-appele-vaxzevria-contre-la-covid-19 (mis en ligne le 8/04/2021).

Consulter la foire aux questions du ministère de la santé

Quels sont les différents types de vaccins et comment fonctionnent-ils?

Aujourd’hui, différentes techniques de développement de vaccin sont utilisées. Certaines techniques sont très récentes : il s’agit des vaccins utilisant des acides nucléiques (ARN messager ou ADN) et des vaccins utilisant un vecteur viral réplicatif ou non réplicatif. D'autres ont déjà été utilisées pour d’autres vaccins : des vaccins utilisant le virus entier (vivants atténués et vaccins inactivés), des vaccins à base de protéines.

Comment sont surveillés les vaccins contre la COVID-19?

L’ANSM évalue la sécurité d’emploi des vaccins en assurant une surveillance continue des effets indésirables (ou effets secondaires) prévisibles ou inattendus. Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la COVID-19, l’ANSM met en place un dispositif spécifique de surveillance renforcée des effets indésirables sur le territoire français. 

Les objectifs sont de réaliser une évaluation continue de la sécurité des vaccins contre la COVID-19 afin d‘être en capacité de s’assurer de leur innocuité ou de prendre rapidement les mesures qui s’imposeraient, et de permettre au Ministère chargé de la Santé d’adapter la stratégie de vaccination, si nécessaire.

Ce dispositif repose sur une détection de signaux de sécurité en provenance de plusieurs sources.

Après commercialisation, la pharmacovigilance permet de suivre chaque semaine l’évolution des effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du Ministère chargé de la santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes.

L'ANSM a par ailleurs produit un guide pratique d'aide à la déclaration d'effets médicamenteux indésirables à destination des personnes vaccinées et de leur entourage.

Comment la France a-t-elle anticipé l'acquisition de vaccins?

Six contrats d’approvisionnement ont été signés au niveau européen, avec des quantités fixées au prorata des populations des Etats, soit 15% pour la France. Notre pays disposera d’un potentiel de 200 millions de doses, ce qui permettra de vacciner 100 millions de personnes soit plus que nos besoins ; il s’agit d’une marge de sécurité.

Le vaccin contre la COVID-19 est-il obligatoire?

Non, le vaccin n'est pas obligatoire.

Y a-t-il des restrictions de circulation pour les personnes non-vaccinées?

Non. Mais tant que l’épidémie sera présente, nous devons tous continuer d'adopter les gestes barrières.

Y a-t-il en France un passeport COVID maintenant que la vaccination est lancée?

Non, pas à l'heure actuelle.

Depuis le 3 mai, toute personne vaccinée contre la Covid-19 peut demander au professionnel de santé de lui remettre une attestation de vaccination dite « certifiée » au format papier.

Cette attestation de vaccination contre la Covid-19 est disponible sur VaccinCovid. Le professionnel de santé pouvait déjà télécharger une synthèse vaccinale à partir de ce téléservice et la remettre à la personne qu’il vaccine.

L’attestation de vaccination contient en clair les seules données suivantes : identification de la personne vaccinée, nom du vaccin pour la dernière injection, date de la dernière injection et statut vaccinal.

Elle comporte aussi 2 cachets électroniques visibles :

  • le Datamatrix, une sorte de QR code authentifiant le document via la norme 2D-DOC employée par l’administration française pour certifier ses documents ;
  • le QR code qui permet, en le flashant, d’enregistrer l’attestation dans la fonctionnalité Carnet de l’application mobile TousAntiCovid
  • Elle est appelée à évoluer pour s’adapter aux normes européennes, afin de faciliter dans un premier temps la circulation des citoyens européens sur le territoire de l’Union, puis internationale.

Dans la seconde quinzaine de mai, les personnes vaccinées pourront aussi récupérer cette attestation de manière autonome et sécurisée à partir d’un téléservice en cours de développement. Un message signalant la disponibilité de ce nouveau service sera envoyé à tous les détenteurs d’un compte ameli.

À noter : pour les personnes qui ne maîtrisent pas les outils numériques ou qui n’y ont pas accès, l’Assurance Maladie pourra adresser par courrier leur attestation de vaccination certifiée.

Faut-il se faire vacciner si on a eu la COVID-19?

Dans un avis du 11 février 2021, la Haute autorité de santé préconise de vacciner les personnes immunocompétentes, avec une seule dose de vaccin, de préférence 6 mois après l’infection.

Quelles sont les questions qui me sont posées avant la vaccination?

Sur place, un médecin ou tout autre soignant vous posera quelques questions ou vous fera remplir vous-même un questionnaire très simple visant à vérifier que vous pouvez être vacciné normalement. Les questions en résumé sont les suivantes :

  • Avez-vous eu la COVID au cours des 3 derniers mois ?
  • Avez-vous été vacciné contre la grippe ces 3 dernières semaines ?
  • Souffrez-vous d’allergies graves ?
  • Avez-vous de la fièvre ou d’autres symptômes ?
  • Avez-vous été en contact avec un cas confirmé dans les 7 derniers jours?
  • Etes-vous enceinte?

Comment se passe la vaccination ?

Vous pouvez être vacciné chez votre médecin traitant, votre médecin du travail, dans un centre de vaccination, chez certains pharmaciens, dans un cabinet infirmier ou de sage-femme.

Avant la vaccination des questions vous seront posées. Ensuite, vous serez invité à vous faire vacciner directement, par un médecin, un infirmier ou tout autre soignant habilité à le faire. Il s’agit d’une injection intramusculaire, dans l’épaule le plus souvent, comme la plupart des vaccins. Puis, vous serez invité à rester 15 minutes sur place par mesure de sécurité. Cette opération devra être recommencée si une autre dose de vaccin est nécessaire, dans le délai qui vous sera indiqué par le médecin. Ainsi, vous serez protégé contre les formes graves de COVID.

Comment obtenir un rendez-vous dans un centre ?

Plusieurs moyens se présentent à vous:

  • Vous pouvez effectuer la prise de rendez-vous en ligne, directement sur la plateforme du centre de vaccination le plus proche de chez vous ou via le site www.sante.fr (7j/7 et 24h/24). Santé.fr vous redirige vers la fiche du centre de vaccination le plus proche et vous permet d’accéder à la plateforme de rendez-vous en ligne dédiée à ce centre.
  • Il est conseillé de vous orienter en priorité vers les dispositifs locaux mis à votre disposition pour aider à la prise de rendez-vous, comme les plateformes téléphoniques départementales ou régionales.
  • Vous pouvez utiliser  l’application TousAntiCovid pour prendre rendez-vous.
  • La Cnam a mis en place un dispositif spécifique pour aider les personnes de plus de 75 ans à se faire vacciner. Celles-ci vont recevoir un courrier avec la marche à suivre pour avoir un rendez-vous près de chez elles.
  • Un site indépendant a été lancé en France pour aider les personnes désireuses d'être vaccinées contre le Covid-19 à trouver un créneau : Covidliste s'adresse à toutes les personnes désireuses d'être vaccinées, même si théoriquement non éligibles. Il vise à les mettre en relation avec les centres de vaccination qui disposent de doses inutilisées, par exemple à cause de l'annulation d'un rendez-vous, pour éviter qu'elles ne se perdent. 

Si besoin, faites-vous accompagner dans cette démarche en ligne par vos proches.

En cas de difficulté, vous pouvez contacter le numéro vert national 0 800 009 110 pour être redirigé vers le standard téléphonique du centre le plus proche ou obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

Où sont les centres de vaccination ?

Vous pouvez trouver le centre de vaccination le plus proche de vous, en allant sur le site www.sante.fr ou en appelant le numéro national (0 800 009 110) Par ces deux moyens, vous pouvez également prendre rendez-vous. 

Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre médecin traitant, de votre pharmacien ou de votre infirmier.

Pourra-t-on se faire vacciner à domicile ?

Le sujet de la vaccination à domicile des personnes âgées trop fragiles pour se déplacer vers un centre de vaccination est actuellement en cours d’organisation dans chaque département, notamment avec des équipes mobiles et des centres itinérants. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour en connaître les modalités.

Quel est le numéro national pour trouver un centre ou pour avoir des informations sur la vaccination ?

Le numéro est le 0 800 009 110. Lorsque vous appellerez, vous aurez à taper votre code postal, pour être mis en contact automatiquement avec le numéro de téléphone d’un centre près de chez vous.

Pourra-t-on choisir son vaccin?

Non, il n’est pas possible de choisir son vaccin. Vous serez vacciné avec le vaccin disponible dans le centre choisi (ou chez votre médecin ou pharmacien).

D’autres vaccins seront-ils bientôt autorisés en France ?

L’étude de plusieurs candidats vaccins est en cours par l’agence européenne du médicament (EMA):

  • Le vaccin du laboratoire Novavax 
  • Le vaccin du laboratoire CureVac AG
  • Le vaccin Sputnik V
  • Le Sinovac COVID-19 Vaccine (Vero Cell) Inactivated

La vaccination est-elle gratuite ?

Oui. La vaccination est gratuite pour tous.

Si je suis vacciné et en contact avec un malade de la COVID-19, dois-je prendre des précautions, comme le port du masque ?

En l’état des connaissances, les vaccins aujourd’hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes, mais la réduction de la contagiosité est incertaine.

Le port du masque reste donc nécessaire. Plus généralement, une personne vaccinée doit continuer d’adopter les gestes barrières.

Faut-il se faire tester avant d’être vacciné ?

Il n’est pas utile de se faire tester de manière automatique avant de se faire vacciner. Cependant si une personne est cas contact, la vaccination doit être repoussée et un test réalisé pour confirmer ou non une infection. Si le test est négatif, la vaccination pourra alors avoir lieu.

Le vaccin empêche-t-il la transmission du virus ?

En l’état des connaissances, les vaccins aujourd’hui disponibles ou en cours de développement réduisent la sévérité des symptômes, et semblent réduire la contagiosité Il est donc recommandé de poursuivre le respect des gestes barrières, même lorsqu’on est vacciné.

Comment savoir combien de personnes sont vaccinées en France?

Le nombre de personnes vaccinées est mis à jours quotidiennement sur l’application TousAntiCovid.

Pourquoi vacciner contre un virus qui ne cesse de muter ?

Actuellement le virus qui circule le plus est le variant anglais ; les études montrent que les vaccins sont efficaces contre le virus initial  et aussi contre ce variant Ces vaccins protègent la population des formes graves et des complications de la Covid-19. Plus on vaccine, moins le virus circule, et moins il y a de risque de voir apparaître des variants.