COVID-19

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En France, en 2020, plus de 261 000 hospitalisations et près de 65 000 décès liés à la COVID-19 ont été recensés depuis le 1er mars.
Les personnes les plus sévèrement touchées sont les personnes de plus de 65 ans et les personnes obèses ou fragilisées par certaines maladies chroniques.

Le vaccin Comirnaty® du laboratoire Pfizer/BioNTech, est disponible en France depuis le 27 décembre 2020. Le vaccin du laboratoire Moderna contre la COVID-19 sera disponible mi-janvier.

La fabrication d'un nouveau vaccin est complexe et prend généralement plusieurs années. Dans le cas du vaccin contre la COVID 19, le travail des laboratoires de recherche a été facilité et a été plus rapide car ils avaient déjà travaillé sur la mise au point de vaccins contre d’autres coronavirus, le SARS-CoV et le MERS-CoV et par l’introduction de nouvelles techniques de fabrication.
La COVID-19 est une maladie infectieuse causée par un coronavirus, le SARS-CoV-2, qui touche principalement les voies respiratoires. La transmission se fait par contact direct ou par voie aérienne. Cette maladie est apparue en Chine fin 2019 et le virus a été identifié début janvier 2020.

Dans la très grande majorité des cas, la COVID-19 est une maladie bénigne, voire sans symptômes apparent, mais elle peut être très grave, notamment chez les personnes fragiles. Certaines personnes sans antécédent connu font aussi des formes graves.

Les signes les plus fréquents sont la fièvre, la toux et une grande fatigue. D’autres symptômes moins courants sont des douleurs musculaires ou articulaires, un mal de tête, un mal de gorge, des éruptions, des nausées et des vomissements, des frissons ou des vertiges, une perte du goût et de l’odorat.

La maladie peut s’aggraver au bout de quelques jours, avec une gêne respiratoire croissante nécessitant la mise sous oxygène. D’autres complications peuvent apparaître, avec des conséquences sur le foie, le cœur et le cerveau.

Il n’existe pas encore de traitement spécifique de la COVID-19.

La prévention repose toujours en premier lieu sur l’application des mesures barrières et la vaccination vient peu à peu compléter ces mesures de contrôle.

Deux vaccins sont disponibles en France : le Comirnaty® du laboratoire Pfizer/bioNTech depuis le 27 décembre 2020 et le COVID-19 Vaccine Moderna® du laboratoire Moderna, depuis le 11 janvier 2021.

La recherche d’un vaccin contre la COVID-19 a démarré dès mars 2020. Le travail des laboratoires a été facilité et plus rapide que dans le passé grâce la mise au point de vaccins contre d’autres coronavirus, le SARS-CoV et le MERS-CoV et par l’introduction de nouvelles techniques de fabrication. Aujourd’hui, plus de 200 candidats-vaccins sont en cours d’élaboration.

Le vaccin contre COVID-19

Les indications sont proposées comme pour tous les vaccins en France, par la Commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de Santé, et validées par le ministère chargé de la santé.

Cette commission a déjà rendu plusieurs avis sur la vaccination contre la COVID-19.

Dans ses avis du 24 décembre 2020 sur le vaccin Comirnaty® et du 8 janvier 2021 sur le COVID-19 Vaccine Moderna®, la HAS confirme ses recommandations de vacciner en priorité les personnes les plus vulnérables et les plus exposées au risque de Covid-19.

C’est pourquoi les personnes âgées résidant en EHPAD et les professionnels y travaillant et ayant des facteurs de risque sont vaccinés dans un premier temps,ainsi que les professionnels de santé de plus de 50 ans.

A partir du 18 janvier 2021, la vaccination sera également ouverte aux personnes âgées de 75 ans et plus vivant à domicile ainsi qu’aux personnes ayant une pathologie qui les expose à un très haut risque face à la Covid-19. Ces dernières devront avoir une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.

L'Agence Européenne du médicament (EMA) réunit des scientifiques indépendants qui étudient toutes les données collectées par les laboratoires sur les vaccins.

  • Pour le vaccin de Pfizer/BioNtech, l’EMA a donné son autorisation d’utilisation en Europe, commercialisé sous le nom de Comirnaty®. Les essais cliniques ont été faits auprès de 43 000 personnes de 16 à 85 ans ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 95 %. Cette efficacité, très élevée, était la même quels que soient l’âge, le sexe, la corpulence, le groupe ethnique et la présence de facteurs de risque.
  • Pour le vaccin du laboratoire Moderna, l’EMA a donné le 6 janvier 2021 son autorisation d’utilisation en Europe. Les essais cliniques ont été faits auprès de 30 350 personnes de 18 ans et plus ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. L’efficacité pour prévenir les cas de COVID-19 était de 94 %. Cette efficacité est très élevée.
  • L'EMA a commencé le 12 janvier 2021 à évaluer un troisième vaccin, celui du laboratoire Astra-Zeneca.

Deux vaccins contre la COVID-19 ont déjà été évalués et approuvés par l’EMA, et deux autres vaccins sont en cours d’évaluation préliminaire.

Le premier vaccin commercialisé est le vaccin Pfizer/BioNtech sous le nom de Comirnaty®. Le deuxième vaccin est celui du laboratoire Moderna, le COVID-19 Vaccine Moderna®.

Elles sont déterminées pour chaque vaccin et sont précisées par l’EMA et l’ANSM.

Elles figurent dans la notice de chaque vaccin contre la COVID-19.

Pour le vaccin Comirnaty® et pour le COVID-19 Vaccine Moderna®, l’administration du vaccin pendant la grossesse n’est pas conseillée (sauf si un risque élevé de forme grave a été identifié lors de la consultation pré-vaccinale) les données de tolérance étant encore insuffisantes pour informer des risques de la vaccination pendant la grossesse et pendant l'allaitement.

L’utilisation du vaccin Comirnaty® n’est pas recommandée chez les personnes présentant des antécédents de manifestations graves d’allergie de type anaphylactique.

L’Agence Européenne du médicament (EMA) réunit des scientifiques indépendants qui étudient toutes les données collectées par les laboratoires sur les vaccins.

Pour le vaccin Pfizer/BioNtech, l’EMA a donné son autorisation d’utilisation en Europe, commercialisé sous le nom de Comirnaty®. Les essais cliniques ont été faits auprès de 43 000 personnes de 16 à 85 ans ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires, faibles ou modérées au point d’injection, la fatigue et les maux de tête. Des effets graves ont été observés très rarement et à la même fréquence dans les 2 groupes (vaccin et placebo).

Pour le vaccin du laboratoire Moderna, l’EMA a donné son autorisation d’utilisation en Europe, commercialisé sous le nom de COVID-19 Vaccine Moderna®. Les essais cliniques ont été faits auprès de 30 350 personnes de 18 ans et plus qui ont reçu pour moitié le vaccin (2 injections) et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires au point d’injection, la fatigue, des maux de tête et des douleurs musculaires ou articulaires.

A partir de la commercialisation, la pharmacovigilance réalisée par l’ANSM suit chaque semaine la survenue d’effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du ministère de la Santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes: : aucun effet indésirable grave n’a été observé en France. L’ANSM met également en place des études de pharmaco-épidémiologie.

Les premières vaccinations ont débuté le 27 décembre 2020 au sein des EHPAD, après que les personnes concernées -résidents âgés et personnel à risque de formes graves- ont donné leur consentement.

La vaccination est désormais ouverte à l’ensemble des personnes volontaires de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités avec risque de forme grave de COVID-19 appartenant aux catégories suivantes :

  •  professionnels de santé, y compris les professionnels libéraux ;
  •  personnel des établissements de santé et médico-sociaux intervenant auprès des personnes vulnérables ;
  •  pompiers ;
  •  aides à domicile intervenant auprès des personnes vulnérables.

A partir du 18 janvier 2021, la vaccination sera également ouverte aux personnes âgées de 75 ans et plus vivant à domicile ainsi qu’aux personnes ayant une pathologie qui les expose à un très haut risque face à la Covid-19. Ces dernières devront avoir une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.

Dossier COVID-19 de Santé publique France : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus

Dossier COVID-19 de  l’Organisation mondiale de la santé : https://www.who.int/fr/health-topics/coronavirus/coronavirus

Dossier vaccin COVID-19 de l’ANSM : https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/COVID-19-Vaccins/Vaccins-autorises/(offset)/3

Haute autorité de santé (HAS), avis du 15 décembre : Stratégie vaccinale contre le Sars-Cov-2. Recommandations intermédiaires sur les modalités de mise en œuvre de la vaccination : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3197104/fr/strategie-vaccinale-contre-le-sars-cov-2

Haute autorité de santé (HAS) : Stratégie de vaccination contre le SARS-CoV-2 - Place du vaccin à ARNm COMIRNATY® (BNT162b2) - (mis en ligne le 24/12/2020)

Haute autorité de santé (HAS) : Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 - Consultation de prévaccination contre la Covid-19 en soins de premier recours – Phase 1 - (mis en ligne le 24/12/2020)

Haute autorité de santé (HAS):Synthèse sur la place du vaccin moderna dans la stratégie de vaccination contre la COVID-19 (mis en ligne le 8/01/2021)

Quels sont les différents types de vaccins et comment fonctionnent-ils?

Aujourd’hui, différentes techniques de développement de vaccin sont utilisées. Certaines ont déjà été utilisées pour d’autres vaccins : des vaccins utilisant le virus entier (vivants atténués et vaccins inactivés), des vaccins à base de protéines. D’autres techniques sont plus récentes il s’agit des vaccins utilisant des acides nucléiques (ARN messager ou ADN) et des vaccins utilisant un vecteur viral réplicatif ou non réplicatif.

Comment sont surveillés les vaccins contre la COVID-19?

L’ANSM évalue la sécurité d’emploi des vaccins en assurant une surveillance continue des effets indésirables (ou effets secondaires) prévisibles ou inattendus. Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la COVID-19, l’ANSM met en place un dispositif spécifique de surveillance renforcée des effets indésirables sur le territoire français. 

Les objectifs sont de réaliser une évaluation continue de la sécurité des vaccins contre la Covid-19 afin d‘être en capacité de s’assurer de leur innocuité ou de prendre rapidement les mesures qui s’imposeraient, et de permettre au Ministère chargé de la Santé d’adapter la stratégie de vaccination, si nécessaire.

Ce dispositif repose sur une détection de signaux de sécurité en provenance de plusieurs sources.

Après commercialisation, la pharmacovigilance permet de suivre chaque semaine l’évolution des effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du ministère chargé de la santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes.

L'ANSM a par ailleurs produit un guide pratique d'aide à la déclaration d'effets médicamenteux indésirables à destination des personnes vaccinées et de leur entourage.

Comment la France a-t-elle anticipé l'acquisition de vaccins?

Six contrats d’approvisionnement ont été signés au niveau européen, avec des quantités fixées au prorata des populations des Etats, soit 15% pour la France. Notre pays disposera d’un potentiel de 200 millions de doses, ce qui permettra de vacciner 100 millions de personnes soit plus que nos besoins ; il s’agit d’une marge de sécurité.

Comment s’organise la vaccination des personnes prioritaires ?

Les personnes prioritaires se verront proposer, en amont de la vaccination, une consultation médicale. Il s’agira de vérifier l’état de santé de la personne, d’éventuelles contre-indications, de lui donner toutes les informations nécessaires, et recueillir son consentement à la vaccination. Cette consultation médicale pourra, selon les cas, être immédiatement suivie de la vaccination.

Le vaccin contre la COVID-19 est-il obligatoire?

Non le vaccin n'est pas obligatoire et la preuve de vaccination ne pourra donc pas être exigée. De plus, le consentement de la personne à la vaccination devra être recueilli au préalable.

Y a-t-il des restrictions de circulation pour les personnes non-vaccinées?

Non. Mais tant que l’épidémie sera présente, nous devons tous continuer d'adopter les gestes barrières.

Y a-t-il en France un passeport COVID maintenant que la vaccination est lancée?

Non, ce n'est pas à l'ordre du jour.

Faut-t-il se faire vacciner si on a eu la COVID-19?

La Haute autorité de santé estime dans ses recommandations du 17 décembre, qu’il n’y a pas lieu de vacciner systématiquement les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de la COVID.

Toutefois, dans le respect des recommandations préliminaires du 30 novembre, ces personnes doivent pouvoir être vaccinées si elles le souhaitent à l’issue d’une décision partagée avec le médecin. Dans ce cas il parait alors préférable de respecter un délai minimal de 3 mois à partir du début des symptômes.