varicelle

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Chaque année, on compte en France près de 700 000 cas de varicelle (10% des personnes atteintes ont plus de 10 ans), plus de 3 000 hospitalisations (25% des malades ont plus de 10 ans) et une vingtaine de décès (70% des victimes ont plus de 10 ans).

La varicelle est une maladie infantile fréquente due au virus varicelle-zona (VZV pour varicella-zoster virus). C’est une maladie immunisante : si on l’a eue une fois, on est protégé pour la vie. La très grande contagiosité de la maladie explique sa diffusion pendant l’enfance. Plus de 90% des adolescents sont ainsi naturellement immunisés. La contamination s’effectue en respirant des sécrétions respiratoires ou par contact avec une personne infectée, avant même qu’elle ne développe les signes de la maladie.

Visage avec boutons rouges

La maladie se caractérise par une éruption de boutons qui évolue par poussées successives pendant une semaine. D’abord rouges, ces boutons forment rapidement des vésicules (petites cloques renfermant un liquide, comme une "goutte de rosée") qui apparaissant simultanément en différentes zones du corps. L’éruption s’accompagne d’une fièvre modérée avec malaise général et démangeaisons. Lorsqu’elle est plus importante, l’éruption peut provoquer des petites pustules suintantes. La varicelle guérit en une ou deux semaines.

Le plus souvent bénigne, la varicelle peut être grave chez les personnes dont le système immunitaire ne fonctionne pas bien et chez les adultes. Les complications sont alors variables. Il peut s’agir de surinfections de la peau, d’atteintes des poumons (pneumonie), ou d’atteintes du cerveau. Il existe un traitement spécifique du virus varicelle-zona qui n'est recommandé que chez les personnes fragiles, par exemple immunodéprimées pour diminuer le risque de complications.

Le risque de la varicelle chez la femme enceinte est la contamination du fœtus. En cas de varicelle chez une femme enceinte au cours des quatre premiers mois de la grossesse, le virus peut être responsable de malformations congénitales. En cas de varicelle au moment de l’accouchement, le nouveau-né peut développer une varicelle grave dès la naissance.

La varicelle est donc une maladie très fréquente chez l’enfant mais, dans l’immense majorité des cas, bénigne. Elle est rare chez l’adulte mais beaucoup plus grave. En France, il est donc ainsi recommandé de vacciner uniquement les adolescents ou jeunes adultes qui n’ont pas eu la varicelle dans l’enfance.

Le vaccin contre varicelle

La vaccination contre la varicelle concerne les personnes qui n’ont jamais eu la varicelle dans l’enfance. Elle n’est actuellement pas recommandée de manière systématique en France pour le nourrisson :

  • d’une part, la forme contractée naturellement pendant l’enfance est dans l’immense majorité des cas bénigne ;
  • d’autre part, il a été montré que les personnes les plus à risque (femmes enceintes) sont naturellement immunisées à 98%.

Recommandations générales

La vaccination contre la varicelle est recommandée à partir de l’âge de 12 ans pour toutes les personnes listées ci-dessous qui n’ont pas eu la varicelle et ne sont donc pas naturellement immunisées, ou dont on n’est pas certain qu’ils aient eu la varicelle.

Comment savoir si on est protégé contre la varicelle ?
Si l’on ne sait pas si on a eu la varicelle dans l’enfance, il est possible de faire une prise de sang pour vérifier s’il existe ou non des anticorps (sérologie) contre la maladie. Si oui, la personne est protégée : elle a fait une varicelle dans le passé. La vaccination est donc inutile.

Sont concernés :

  • les adolescents de 12 à 18 ans ;
  • les femmes en âge de procréer, et d’autant plus celles ayant un projet de grossesse ;
  • les femmes dans les suites d’une 1re grossesse, sous contraception efficace ;
  • les adultes dans l’entourage proche d’une personne atteinte de varicelle (dans les trois jours suivant l’exposition) ;
  • les enfants en attente d’une greffe d’organe ;
  • toute personne non immunisée en contact étroit avec des personnes immunodéprimées.

En milieu professionnel

La vaccination contre la varicelle est recommandée pour les personnes qui n’ont pas eu cette maladie, dont la sérologie est négative et qui exercent :

  • des professions en contact avec la petite enfance (crèches, services sociaux, aide sociale à l’enfance, etc.) ;
  • des professions de santé en formation, en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de varicelle grave (immunodéprimés, services de gynécologie-obstétrique, de néonatologie, de pédiatrie, de maladies infectieuses, etc.)

N’hésitez pas à vous renseigner, selon votre situation, auprès de votre médecin traitant ou de votre médecin du travail.

Recommandations pour les voyageurs

La varicelle étant présente partout dans le monde, les recommandations pour les voyageurs sont les mêmes que les recommandations générales.

Schéma de vaccination

  • 2 doses espacées de quatre à huit semaines ou de six à dix semaines, selon le vaccin utilisé. Aucun rappel n’est nécessaire.

Le vaccin contre la varicelle est très efficace. Sa protection dépasse 95% après les 2 doses.

Deux vaccins contre la varicelle sont disponibles en France. Ce sont des vaccins vivants atténués.

Nom commercial*

Varilrix®
Varivax®

Maladies
concernées

varicelle

Type de vaccin Monovalent
Pour qui ? Adultes et enfants à partir de 12 mois
Remboursement** Pris en charge à 65% par l’assurance maladie dans certaines situations particulières*
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Varilrix®
Varivax®

varicelle

Monovalent Adultes et enfants à partir de 12 mois Pris en charge à 65% par l’assurance maladie dans certaines situations particulières*

*Cliquer sur le nom du vaccin pour obtenir son prix, les conditions de remboursement et plus d’informations.

Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Le vaccin ne doit pas être utilisé en cas :

  • d’allergie aux substances actives, à l’un des autres composants du vaccin, ou aux résidus à l’état de traces ;
  • de maladie ou de prise d’un médicament qui affaiblissent le système immunitaire ;
  • de grossesse (de plus, la grossesse doit être évitée dans le mois suivant la vaccination).

La vaccination doit être différée en cas de maladie aiguë avec fièvre.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Effets indésirables communs à tous les vaccins injectables :

  • Réaction au site d’injection telle que douleur, rougeur, gonflement : très fréquent (>10 cas sur 100 vaccinés).
  • Des effets généraux comme de la fièvre, des douleurs musculaires ou articulaires : fréquent (1 à 10 cas sur 100 vaccinés).
  • Réaction allergique : très rare (1 cas sur 450 000 vaccinés).

Des réactions allergiques graves, bien que très rares, peuvent survenir après la vaccination. Si l’un des symptômes décrits ci-dessous apparaît, vous devez immédiatement contacter un médecin ou les urgences médicales :

  • une éruption cutanée pouvant s’accompagner de démangeaisons ou de bulles ;
  • un gonflement des yeux et du visage ;
  • une difficulté à respirer ou à avaler ;
  • une chute soudaine de la pression artérielle et une perte de connaissance.

En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Le vaccin contre la varicelle peut être prescrit par un médecin ou une sage-femme.

Il est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.

La vaccination peut être réalisée par un médecin, une sage femme,  ou un infirmier (sur prescription médicale) en libéral, à l’hôpital ou en PMI. Elle peut également être réalisée dans un centre de vaccination public. Dans ce cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.

L’injection du vaccin est prise en charge par l’assurance maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles.

Il n’y a pas d’avance de frais pour la consultation dans les centres de vaccination publics ou en PMI.

Le vaccin est administré par voie intramusculaire ou sous-cutanée.